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Mercredi, Février 22, 2012 - 16:11

3e attaque du PKK en six mois

La troisième attaque du PKK contre les locaux de Zaman France à Pantin, en région parisienne, extrêmement violente, a entraîné de nombreux dégâts matériels et choqué la rédaction de l’hebdomadaire. Ankara a aussitôt condamné cette attaque et réclamé « de réelles mesures » de Paris contre l’organisation terroriste.   Pour la troisième fois en six mois, des sympathisants du PKK ont vandalisé et violemment dégradé les locaux de notre journal Zaman France, situés à Pantin, dans la banlieue parisienne. Le mercredi 15 février 2012, vers 14h40, un groupuscule d’une quinzaine de personnes cagoulées s’est introduit par la force dans notre immeuble pour tout saccager et menacer physiquement et verbalement le personnel présent sur place. Malgré d’importantes dégradations (portes, fenêtres, écrans et mobiliers détruits), il n’y eut fort heureusement aucun blessé, contrairement à la fois précédente où un salarié avait été victime d’un coup de poing. Mais l’équipe du journal a profondément été choquée par cette agression, dont la date correspond au treizième anniversaire de l’incarcération du leader du PKK Abdullah Öcalan.

Ankara réclame une réaction française La brigade criminelle de Paris a été chargée de l’enquête. Arrivé sur les lieux peu de temps après l’attaque, l’ambassadeur de Turquie à Paris, Tahsin Burcuoğlu, a déclaré que l’impunité des responsables de ces actions les incitait à recommencer, en invitant les autorités à assurer la sécurité des Turcs et des Français d’origine turque vivant en France. Le même jour, un cocktail Molotov a été jeté dans les locaux de Zaman Allemagne dans la ville de Cologne. L’année dernière encore, les locaux du journal avaient été occupés le 18 octobre à Vienne, et un cocktail Molotov avait été lancé dans les locaux de Zaman à Londres le 30 octobre. Samedi dernier, c’est le bureau de Zürich en Suisse qui a subi une agression. Le ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davutoğlu a condamné vendredi ces attaques, réclamant des mesures urgentes pour protéger ses journalistes. « Nous condamnons fermement les attaques terroristes contre les bureaux du journal Zaman en Europe » a déclaré le ministre devant la presse. « Ces attaques ne visent pas seulement un journal très respecté, mais également la liberté de la presse en Europe », a-t-il dit, réclamant « de réelles mesures » pour prévenir de tels actes.

La troisième attaque du PKK contre les locaux de Zaman France à Pantin, en région parisienne, extrêmement violente, a entraîné de nombreux dégâts matériels et choqué la rédaction de l’hebdomadaire. Ankara a aussitôt condamné cette attaque et réclamé « de réelles mesures » de Paris contre l’organisation terroriste.   Pour la troisième fois en six mois, des sympathisants du PKK ont vandalisé et violemment dégradé les locaux de notre journal Zaman France, situés à Pantin, dans la banlieue parisienne. Le mercredi 15 février 2012, vers 14h40, un groupuscule d’une quinzaine de personnes cagoulées s’est introduit par la force dans notre immeuble pour tout saccager et menacer physiquement et verbalement le personnel présent sur place. Malgré d’importantes dégradations (portes, fenêtres, écrans et mobiliers détruits), il n’y eut fort heureusement aucun blessé, contrairement à la fois précédente où un salarié avait été victime d’un coup de poing. Mais l’équipe du journal a profondément été choquée par cette agression, dont la date correspond au treizième anniversaire de l’incarcération du leader du PKK Abdullah Öcalan.

Ankara réclame une réaction française La brigade criminelle de Paris a été chargée de l’enquête. Arrivé sur les lieux peu de temps après l’attaque, l’ambassadeur de Turquie à Paris, Tahsin Burcuoğlu, a déclaré que l’impunité des responsables de ces actions les incitait à recommencer, en invitant les autorités à assurer la sécurité des Turcs et des Français d’origine turque vivant en France. Le même jour, un cocktail Molotov a été jeté dans les locaux de Zaman Allemagne dans la ville de Cologne. L’année dernière encore, les locaux du journal avaient été occupés le 18 octobre à Vienne, et un cocktail Molotov avait été lancé dans les locaux de Zaman à Londres le 30 octobre. Samedi dernier, c’est le bureau de Zürich en Suisse qui a subi une agression. Le ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davutoğlu a condamné vendredi ces attaques, réclamant des mesures urgentes pour protéger ses journalistes. « Nous condamnons fermement les attaques terroristes contre les bureaux du journal Zaman en Europe » a déclaré le ministre devant la presse. « Ces attaques ne visent pas seulement un journal très respecté, mais également la liberté de la presse en Europe », a-t-il dit, réclamant « de réelles mesures » pour prévenir de tels actes.  

Mercredi, Février 22, 2012 - 11:08

Ce qui va changer au CFCM

Le CFCM va mal. Cette instance chargée de représenter les musulmans de France est fortement critiquée, tant sur sa représentativité que sur sa légitimité. Le mode de scrutin fait s’élever les voix, le nombre de délégués élus au sein de l’instance étant proportionnel à la superficie des lieux de cultes référencés. Forts de ce constat, le Rassemblement des musulmans de France (RMF), dont est issu Mohammed Moussaoui, l’actuel président du Conseil, et la Grande mosquée de Paris ont décidé de prendre les devants en signant un accord le jeudi 16 février prévoyant des réformes qui concerneront principalement le mode de présidence du CFCM. Cet accord prévoit une direction collégiale, avec un changement de président tous les 18 mois, pour que toutes les fédérations soient représentées. Concernant le mode de représentativité des lieux de culte référencés, il y devrait y avoir, selon l’accord, moins d’élus dans le Conseil d’administration où siègeront également des personnes cooptées par les différentes fédérations. L’UOIF n’a pas participé aux discussions qui ont précédées l’accord et ne l’a donc pas signé. « On voulait une réforme, mais en dehors du cadre du CFCM », s’est indigné Amar Lasfar, vice-président de l’UOIF, interrogé par Le Nouvel Observateur. Il faudra pourtant que tous s’entendent pour trouver une solution à cette crise, car pour être validé le projet de réformes doit être accepté par tous les membres du Conseil.  

Le CFCM va mal. Cette instance chargée de représenter les musulmans de France est fortement critiquée, tant sur sa représentativité que sur sa légitimité. Le mode de scrutin fait s’élever les voix, le nombre de délégués élus au sein de l’instance étant proportionnel à la superficie des lieux de cultes référencés. Forts de ce constat, le Rassemblement des musulmans de France (RMF), dont est issu Mohammed Moussaoui, l’actuel président du Conseil, et la Grande mosquée de Paris ont décidé de prendre les devants en signant un accord le jeudi 16 février prévoyant des réformes qui concerneront principalement le mode de présidence du CFCM. Cet accord prévoit une direction collégiale, avec un changement de président tous les 18 mois, pour que toutes les fédérations soient représentées. Concernant le mode de représentativité des lieux de culte référencés, il y devrait y avoir, selon l’accord, moins d’élus dans le Conseil d’administration où siègeront également des personnes cooptées par les différentes fédérations. L’UOIF n’a pas participé aux discussions qui ont précédées l’accord et ne l’a donc pas signé. « On voulait une réforme, mais en dehors du cadre du CFCM », s’est indigné Amar Lasfar, vice-président de l’UOIF, interrogé par Le Nouvel Observateur. Il faudra pourtant que tous s’entendent pour trouver une solution à cette crise, car pour être validé le projet de réformes doit être accepté par tous les membres du Conseil.  

Mardi, Février 21, 2012 - 16:18

Halal: Bruno le Maire dément les propos de Marine le Pen

Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a nié en bloc, lundi soir, les affirmations de Marine Le Pen selon qui toute la viande distribuée en Ile-de-France serait, à l'insu des consommateurs, de la viande halal, en dénonçant « des mensonges grossiers ». « Tous les faits, tous, que présentent Mme Le Pen et le Front National sont inexacts », a déclaré le ministre sur France 2.   « Il n'y a pas 60% de viande halal en France » comme le prétend la candidate FN, a-t-il dit, en précisant que « le chiffre exact, c'est 14%. ». Il a ensuite dénoncé « les mensonges grossiers » de Mme Le Pen, il a également nié l'affirmation selon laquelle « 100% de la viande consommée en Ile-de-France serait de la viande halal ». « C'est faux, totalement faux », a répondu le ministre. Le gouvernement a « fait depuis un an tout un travail de consultation, avec toutes les communautés religieuses concernées et avec les responsables de la (filière) viande, pour essayer de trouver les règles les mieux adaptées ». Un décret en ce sens a été adopté « il y a quelques jours et sera applicable à partir du 1er juillet », a-t-il dit.

Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a nié en bloc, lundi soir, les affirmations de Marine Le Pen selon qui toute la viande distribuée en Ile-de-France serait, à l'insu des consommateurs, de la viande halal, en dénonçant « des mensonges grossiers ». « Tous les faits, tous, que présentent Mme Le Pen et le Front National sont inexacts », a déclaré le ministre sur France 2.   « Il n'y a pas 60% de viande halal en France » comme le prétend la candidate FN, a-t-il dit, en précisant que « le chiffre exact, c'est 14%. ». Il a ensuite dénoncé « les mensonges grossiers » de Mme Le Pen, il a également nié l'affirmation selon laquelle « 100% de la viande consommée en Ile-de-France serait de la viande halal ». « C'est faux, totalement faux », a répondu le ministre. Le gouvernement a « fait depuis un an tout un travail de consultation, avec toutes les communautés religieuses concernées et avec les responsables de la (filière) viande, pour essayer de trouver les règles les mieux adaptées ». Un décret en ce sens a été adopté « il y a quelques jours et sera applicable à partir du 1er juillet », a-t-il dit.  

Lundi, Février 20, 2012 - 16:00

L’université de Strasbourg se mobilise pour ses étudiants étrangers

Les expulsions d'étudiants étrangers provoquent un malaise croissant au sein de l'Université de Strasbourg, soucieuse de sa réputation d'ouverture internationale. « Les cas se multiplient », s'indigne Pascal Maillard, professeur de Lettres. « On en a eu une trentaine en deux ans, et ces derniers temps, deux par semaine nous sont signalés. Cette politique du chiffre inhumaine n'est plus admissible », poursuit-il. « Nous ne pouvons plus continuer à fermer les yeux et à laisser faire », témoigne une autre professeur. Fin janvier, le conseil d'administration de l'Université a voté une motion contre les nouvelles restrictions touchant les diplômés étrangers qui tentent d'obtenir un statut de salarié et contre le relèvement des conditions de ressources des étudiants étrangers. Face aux expulsions, « un mouvement de mobilisation est en train de naître parmi les collègues »,  estime M. Maillard, évoquant des projets de parrainages. « Une intersyndicale va proposer à la présidence de mettre en place une cellule d'alerte et d'information pour que ces étudiants ne vivent plus la peur au ventre », explique-t-il. Même si l'université ne tient pas de comptabilité, son président, Alain Beretz a lui aussi le sentiment « que la fermeté s'est accrue ». « Quand on nous alerte, on fournit des arguments pour la défense des étudiants, on rassemble des témoignages à présenter devant le juge ou le préfet, explique-t-il. Si procédure il doit y avoir, notre position est de demander qu'elle intervienne après les examens ». Pour M. Beretz, « une université qui reçoit plus de 20% d'étudiants étrangers (plus de 8.000) ne peut que s'inquiéter de les voir soumis à de plus en plus de restrictions administratives ».

Les expulsions d'étudiants étrangers provoquent un malaise croissant au sein de l'Université de Strasbourg, soucieuse de sa réputation d'ouverture internationale. « Les cas se multiplient », s'indigne Pascal Maillard, professeur de Lettres. « On en a eu une trentaine en deux ans, et ces derniers temps, deux par semaine nous sont signalés. Cette politique du chiffre inhumaine n'est plus admissible », poursuit-il. « Nous ne pouvons plus continuer à fermer les yeux et à laisser faire », témoigne une autre professeur. Fin janvier, le conseil d'administration de l'Université a voté une motion contre les nouvelles restrictions touchant les diplômés étrangers qui tentent d'obtenir un statut de salarié et contre le relèvement des conditions de ressources des étudiants étrangers. Face aux expulsions, « un mouvement de mobilisation est en train de naître parmi les collègues »,  estime M. Maillard, évoquant des projets de parrainages. « Une intersyndicale va proposer à la présidence de mettre en place une cellule d'alerte et d'information pour que ces étudiants ne vivent plus la peur au ventre », explique-t-il. Même si l'université ne tient pas de comptabilité, son président, Alain Beretz a lui aussi le sentiment « que la fermeté s'est accrue ». « Quand on nous alerte, on fournit des arguments pour la défense des étudiants, on rassemble des témoignages à présenter devant le juge ou le préfet, explique-t-il. Si procédure il doit y avoir, notre position est de demander qu'elle intervienne après les examens ». Pour M. Beretz, « une université qui reçoit plus de 20% d'étudiants étrangers (plus de 8.000) ne peut que s'inquiéter de les voir soumis à de plus en plus de restrictions administratives ».

Lundi, Février 20, 2012 - 15:57

Un colloque à Paris VIII annulé sur pressions du CRIF

Le président de l'université Paris VIII (Vincennes-Saint-Denis) Pascal Binczak a décidé de « retirer l'autorisation » accordée au Collectif Palestine pour organiser un colloque sur Israël à l'université, craignant des « troubles à l'ordre public » après les vives réactions contre l'événement. « Le thème de ce colloque, la nature des interventions envisagées, comme les intitulés des contributions, à caractère fortement polémique, ont été à l’origine de vives réactions laissant présager un risque sérieux de troubles à l’ordre public et de contre-manifestations qu’il appartient à l’université de prévenir », explique la direction de l'université dans un communiqué. Par ailleurs, « un risque réel pèse sur le respect du principe de neutralité du service public d’enseignement supérieur et de recherche », est-il avancé. L'université a proposé aux organisateurs « la mise à disposition ultérieure de locaux au sein de l’université en vue de la tenue d’une journée d’études permettant un débat public et contradictoire, dans une perspective de pluralisme des opinions », est-il précisé. La manifestation devait se tenir les 27 et 28 février à Saint-Denis sous l'intitulé « Des nouvelles approches sociologiques, historiques et juridiques à l'appel au boycott international : Israël, un Etat d'apartheid? ». Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) avait dénoncé lundi « un colloque discriminatoire anti-israélien » et s'était dit « particulièrement heurté ». Le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) avait demandé à l'université de ne pas abriter le colloque qui « incite à la haine de l'Etat juif, et pousse à l'acte antisémite » et menacé de déposer plainte. Le président de l'université avait dans un premier temps autorisé la tenue de cet événement sous réserve du « respect absolu des principes de neutralité et de la laïcité » et à condition que le colloque ne « trouble pas l'ordre public ».

Le président de l'université Paris VIII (Vincennes-Saint-Denis) Pascal Binczak a décidé de  « retirer l'autorisation » accordée au Collectif Palestine pour organiser un colloque sur Israël à l'université, craignant des « troubles à l'ordre public » après les vives réactions contre l'événement. « Le thème de ce colloque, la nature des interventions envisagées, comme les intitulés des contributions, à caractère fortement polémique, ont été à l’origine de vives réactions laissant présager un risque sérieux de troubles à l’ordre public et de contre-manifestations qu’il appartient à l’université de prévenir », explique la direction de l'université dans un communiqué. Par ailleurs, « un risque réel pèse sur le respect du principe de neutralité du service public d’enseignement supérieur et de recherche », est-il avancé. L'université a proposé aux organisateurs « la mise à disposition ultérieure de locaux au sein de l’université en vue de la tenue d’une journée d’études permettant un débat public et contradictoire, dans une perspective de pluralisme des opinions », est-il précisé. La manifestation devait se tenir les 27 et 28 février à Saint-Denis sous l'intitulé « Des nouvelles approches sociologiques, historiques et juridiques à l'appel au boycott international : Israël, un Etat d'apartheid? ». Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) avait dénoncé lundi « un colloque discriminatoire anti-israélien » et s'était dit « particulièrement heurté ». Le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) avait demandé à l'université de ne pas abriter le colloque qui « incite à la haine de l'Etat juif, et pousse à l'acte antisémite » et menacé de déposer plainte. Le président de l'université avait dans un premier temps autorisé la tenue de cet événement sous réserve du « respect absolu des principes de neutralité et de la laïcité » et à condition que le colloque ne « trouble pas l'ordre public ».