400 manifestations culturelles pendant 9 mois !

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 La saison de la Turquie en France a été officiellement lancée à l’occasion d’une présentation au public en présence de. Les présidents des comités mixtes d’organisation, les commissaires généraux des deux pays ainsi que le directeur de Culturesfrance, Olivier Poivre d’Arvor ont insisté sur l’importance d’une telle saison en en dévoilant les temps forts. Du premier juillet 2009 au 31 mars 2010 la Turquie sera l’invitée de la France où se dérouleront près de 400 manifestations culturelles aux quatre coins du pays, comprenant des expositions, des concerts, des spectacles de tous genres. Pour Necati Utkan, président du comité mixte d’organisation pour la Turquie, cette saison est non seulement un moyen de consolider les liens culturels entre les deux pays qui s’ancrent dans une histoire ancienne, mais en plus, elle permettra de mettre en place « des relations à long terme susceptibles de se développer chaque jour davantage ». Ainsi, après avoir rappelé que, dans le passé, l’Empire ottoman avait envoyé son premier représentant diplomatique en France, en 1483, il a insisté que le fait que cette saison devrait donner l’impulsion pour un certain nombre de projets futurs. En guise d’exemple, il a cité l’exposition sur Istanbul qui va avoir lieu au Grand Palais qui pourra « servir de source d’inspiration aux activités de ‘2010, Istanbul, capitale européenne de la culture’ ». Ainsi, pour lui les « deux pays sont, en quelque sorte, condamnés à l’amitié et à la coopération ». Olivier Poivre d’Arvor, écrivain et frère du journaliste Patrick Poivre d’Arvor, a, de son côté, salué, non seulement un « patrimoine culturel considérable qui sera montré dans différents lieux en France » mais aussi « une créativité éblouissante qui nous rend parfois jaloux ». Le spectacle d’ouverture de la saison de la Turquie sera organisé, le 4 juillet, au Trocadéro, où Mercan Dede accompagnera une troupe de derviches tourneurs, pour laisser ensuite la place au Feu d’Anatolie (Anadolu Atesi), gigantesque chorégraphie d’une centaine de danseurs évoquant la richesse du patrimoine de ces terres de Turquie. Saluant les « relations universitaires, culturelles et économiques entre les deux grands pays que sont la Turquie et la France », Henri de Castries, le président du comité mixte d’organisation pour la France, a souligné l’importance des efforts pour « renforcer le partenariat stratégique entre la France et la Turquie ». Le président du directoire d’Axa, pour qui l’enjeu de la saison est certes culturel mais aussi et surtout économique, a rappelé que les deux pays ont déjà, sur ce plan, des relations importantes étant donné que « la France est le deuxième investisseur en Turquie, elle est son cinquième partenaire commercial, [que] nous sommes le troisième pays d’accueil des étudiants turcs et il y a 260 entreprises françaises implantées en Turquie, dont 26 du CAC 40 ». Pour lui, ce sont donc des relations « profondes et anciennes » qui relient la France à la Turquie, qui est pour elle « un enjeu économique majeur puisque, malgré la crise, est la quinzième puissance économique mondiale ». Il a dores et déjà annoncé que la Turquie sera associée à l’université d’été du Medef et l’organisation d’un « grand évènement économique Medef-Tüsiad (Association des entrepreneurs et des hommes d’affaires turcs) » le 9 octobre, sur l’innovation et les ressources énergétiques. Insistant donc sur l’ampleur de la dimension économique dans ce type de manifestations culturelles, Henri de Castries, pour qui « les entreprises ont un rôle déterminant à jouer dans cet approfondissement des relations », a conclut son discours en remerciant les grands mécènes ayant contribué au projet.

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