Par Redaction | jeu, 08/12/2011 - 12:22

Les relations entre la Turquie et les Etats-Unis ne cessent de s’améliorer depuis une crise en 2010 sur la question iranienne et la coopération bilatérale va bon train, en particulier sur la Syrie, relèvent des analystes. « Les relations bilatérales se sont très nettement améliorées par rapport à l’an dernier », estime Sinan Ulgen du Centre d’études économiques et de politique étrangère à Istanbul. « En l’espace d’un an, les relations entre les Etats-Unis et la Turquie sont passées de la tension à la coopération », note James Zogby, président de l’Arab American Institute, cité par le journal internet Huffington Post. La tension entre Washington et son allié musulman de l’Otan avait atteint son paroxysme en juin 2010 lorsque la Turquie avait voté contre l’adoption par l’ONU de sanctions contre l’Iran soupçonné de se doter de l’arme nucléaire. « Le président (Barack) Obama et le Premier ministre (Recep Tayyip) Erdogan se parlent souvent, de même que leurs adjoints, et il y a semble-t-il un certain degré de coopération pour traiter de questions régionales cruciales, du conflit en Syrie au départ imminent des forces américaines d’Irak », ajoute James Zogby. Ankara et Washington sont « sur la même ligne » concernant la Syrie et réclament le départ du président Bachar al-Assad, a affirmé samedi à Istanbul le vice-président américain Joe Biden. Le printemps arabe et les difficultés des Etats-Unis au Proche-Orient expliquent pour une large part ce rapprochement spectaculaire entre Washington et Ankara. « Du fait en particulier de leur échec dans le processus de paix au Proche-Orient, la côte des Américains chez les Arabes a chuté et ils ont perdu tous les points engrangés lors de l’arrivée d’Obama au pouvoir », écrit Ilhan Tanir dans le journal anglophone Hürriyet Daily News. Les relations entre Ankara et Téhéran, se sont également récemment dégradées lorsque la Turquie a accepté sur son sol un système radar d’alerte de l’Otan, pour faire face à une éventuelle menace iranienne. Une preuve éclatante que la Turquie s’est « réalignée sur des positions plus occidentales », selon l’analyste Sinan Ulgen.
