Arda Turan : «en Espagne, les supporters voient qui apporte quoi à son équipe»

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Vainqueur de l’UEFA Europa League avec son club, l’Atlético de Madrid, l’ailier gauche Arda Turan a accordé un entretien à Zaman où il revient sur sa carrière en Espagne.

Nous voyons les joueurs partir dans des clubs étrangers mais constatons qu’ils finissent toujours par revenir au pays par sentimentalisme. 
Pas besoin d’être sentimental pour revenir au pays. Revenir est un choix. La difficulté d’adaptation n’est pas vraiment une excuse valable. Tout ce qu’on peut avoir en Turquie se trouve également ici (en Espagne) . A l’exception de certaines choses. En Turquie, marquer des buts et être attaquant  est très important. Mais en Espagne, les supporters voient qui apporte quoi à son équipe. Chez nous, la plupart des gens s’y connaissent à peine. On peut aimer énormément le football, mais aimer ce sport est une chose, et bien en comprendre les règles et la stratégie en est une autre. Jusqu’à présent, j’ai donné tout ce que j’avais à chaque match. C’est tout ce que je peux promettre à mes supporters. 
 
Quelles sont vos relations avec la presse espagnole ? 
Elles sont très bonnes car elle ne parle que de football. Parfois les journaux disent «Arda n’a pas bien joué», mais ils ne parlent que de foot. Ils ne se préoccupent pas de mes allées et venues, où est-ce que je suis allé dîner hier soir et en compagnie de qui.
 
Le fait que la presse écrive «Arda n’a pas bien joué» influence-t-il vos               supporters ?
Non, pas du tout ! On peut ne pas avoir l’opportunité de bien jouer, les supporters voient ça comme ça. Je peux très bien avoir mal joué car au final je suis un être humain et je joue un match tous les 3 jours. Ce n’est pas parce qu’on marque des buts à chaque match qu’il faut s’indigner lorsqu’on n’en a pas marqué à un match.
 
Croyez-vous que de nouveaux «Arda» puissent sortir des grands clubs à présent?
Je n’ai rien de particulier. Il y en aura des joueurs biens meilleurs que moi. Ce que je peux dire c’est que je suis mon instinct en toutes circonstances. A présent je ne me soucie plus de savoir comment cela pourrait se finir. En plus, chez nous, les gens prennent tout mal. Par exemple, tu es le capitaine de l’équipe, et les gens te disent : «tu dois t’affirmer davantage». 
 
Qu’espérez-vous du football turc ?
Que Fatih Terim joue jusqu’à la fin de ses jours chez Galatasaray. Le football turc lui doit énormément. Peu importe qu’il ait du succès ou qu’il essuie des échecs, qu’il gagne des coupes ou qu’il n’en gagne pas. Nous devons suivre son exemple parce que c’est lui qui nous a appris à gagner. Il a gagné la coupe de l’UEFA. Nous devons nous appuyer sur lui pour avancer… Galatasaray, c’est lui. Sa position est primordiale. 
 
Comment voyez-vous l’équipe nationale ? Abdullah Avci avec un nouvel effectif…
Je pense que c’est très positif. Mais il faut que ce soit sur du long terme. Si lors d’un tournoi quelque chose venait à mal tourner, il ne faut pas s’exclamer après : « Ah !  Abdullah s’est planté ! » Il faut lui laisser entraîner l’équipe au moins une dizaine d’années, et nous verrons bien ce qui se passe. Croyez-moi, cela risque d’être bien différent. Abdullah est un très bon entraîneur, il est capable de faire un excellent travail. En plus il entraîne une équipe brillante.
Madrid

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