Düsün Tasin : pour que lire devienne un plaisir

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«D’où apprenons-nous la vie ? Tu le sais déjà : des livres» : cette maxime sort tout droit de la philosophie de Selim Çavus, le fondateur de l’association Düsün Tasin (Réfléchis et bouge). Tout a commencé il y a six ans, lorsqu’un sondage révèle que moins de 50 % des Turcs lisaient un livre par an. Selim Çavus se fixe alors l’objectif d’augmenter de 1 % par an le nombre de lecteurs turcs. Il commence par fonder un club pour promouvoir la lecture, qui se transforme en association, Düsün Tasin, en 2009. Le concept est le suivant : chaque participant lit un livre par semaine, et tous se retrouvent pour en parler de façon hebdomadaire. Le but étant de lire et de partager avec les autres ses lectures. Puis il décide d’organiser des sessions de lecture collective dans des endroits insolites de la ville : dans des vapurs (bateau), sur le pont du Bosphore pendant le marathon, à l’occasion de l’iftar (rupture du jeûne), dans des salles de sport. 

L’art de faire lire des milliers de personnes ensemble
L’initiative rencontre un succès certain : de la première session, où se joint à eux une personne seulement, Selim Çavus et les autres bénévoles parviennent à réunir 18.000 personnes au stade d’Ali Sami Yen à Mecidiyeköy (Istanbul) en juin 2010. Puis ils organisent des campagnes durables, comme le projet okubüs en partenariat avec l’IETT (la société de transports en commun stambouliote). Il s’agit d’une ligne de bus consacrée à la lecture, où les voyageurs discutent de leurs ouvrages en faisant leur trajet. Düsün Tasin a essaimé dans toute la Turquie, puisqu’elle compte déjà des antennes dans 41 universités réparties sur tout le territoire. Elle réalise petit à petit son objectif : «que tout un chacun lise». 

 

Paris

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