Par Fazilet Candan | jeu, 26/01/2012 - 12:29

Sadullah Ergin, le ministre turc de la Justice a affirmé que les assassins de Hrant Dink et les responsables des coups d’Etat ayant frappé la Turquie dans le passé sont les mêmes personnes. « Les personnes qui ont appuyé sur la détente » et celles « responsables des coups d’Etat de 1955 » forment un seul groupe, a-t-il déclaré.
Pour Sadullah Ergin, le ministre de la Justice qui affirme que Hrant Dink a été assassiné à la suite d’un complot dirigé contre lui, « les personnes qui ont appuyé sur la détente ou bien qui se trouvent derrière ce crime » et ceux qui sont « responsables des coups d’Etat de 1955 à Istanbul sont en réalité les mêmes ». D’après M. Ergin, les auteurs de ces crimes, qui voulaient monter les Turcs les uns contre les autres, n’ont pu empêcher l’avènement d’une démocratie en Turquie. « Les responsables des crimes commis à Maras, Çorum, Sivas, Basbaglar et Taksim n’ont pas pu empêcher la mise en place d’une démocratie solide dans ce pays, basée sur la ferme volonté du peuple », a-t-il déclaré. Au cours d’un discours prononcé lors de la troisième assemblée générale de la branche départementale féministe de l’AKP, Sadullah Ergin a également rappelé les progrès importants apportés par son parti à la Turquie.
« Des organisations formées pour déstabiliser le pays »
Il a notamment espéré pouvoir « léguer une démocratie durable aux générations suivantes ». « En 1955, nous avons assisté, à Istanbul, aux tragiques attaques perpétrées contre les minorités roms, puis aux coups d’Etat de 1960 et de 1971 », a ajouté le ministre turc. Selon lui, « des milliers de jeunes ont été assassinés entre 1970 et 1980 » « ou abattus par balle ». Pour Sadullah Ergin, « les responsables de ces atrocités sont des organisations formées dans le but de déstabiliser le pays ». Le ministre de la Justice a dénoncé les agissements de ceux qui « n’hésitent pas à prendre la vie de nos concitoyens dans le but de se débarrasser de cadres politiques arrivés au pouvoir alors même qu’ils ont été élus ». D’après Sadullah Ergin, « la Turquie ne pouvait plus continuer à subir les actes de ces organisations criminelles et de ces réseaux d’assassins ». « Il fallait à tout prix mettre un terme à leurs agissements », a-t-il poursuivi.
