Par Redaction | ven, 15/06/2012 - 16:44
Mots clés : assemblée nationale, Diversité, députés, Cran, elus locaux, représentativité politique, Diversité

40 élus ont dénoncé à l’Assemblée nationale le manque de parlementaires issus de la diversité et à l’image de la France. Dans une étude co-publiée par le Conseil représentatif des associations noires, le FN, l’UMP et le Front de gauche apparaissent comme les partis politiques les moins en pointe sur le sujet.
Une quarantaine d’élus locaux se sont rassemblés jeudi 7 juin Place Edouard Herriot près du Palais Bourbon à Paris pour dénoncer la faible représentativité de la diversité et réclamer une Assemblée à l’image de la population française, a constaté un journaliste de l’AFP. Munis de drapeaux tricolores, les élus, dont certains se présentent aux législatives souvent à titre indépendant, se sont regroupés sur cette place symbolique «pour réveiller les consciences», à l’appel de l’Association nationale des élus locaux de la diversité (ANELD). «Le peuple français dans toutes ses couleurs n’est pas représenté et l’Assemblée doit être à l’image de nos cours d’école. La France, elle est forte de cette diversité, mais on ne se reconnaît pas dans nos députés», a dénoncé Alima Boumedienne-Thierry, ex-sénatrice EELV, qui vient de fonder Force citoyenne populaire (FCP), un mouvement indépendant représentant les quartiers populaires et les banlieues.
Moins de 3,3 % des candidats issus de la diversité
«Nous ne nous plaignons pas, nous n’exigeons pas, nous ne revendiquons pas, nous sommes mobilisés pour une certaine idée de justice sociale, mais surtout de justice politique», a expliqué Mohammed Hakkou, élu de Gonesse et candidat indépendant dans la 2e circonscription du Val-d’Oise, dénonçant «une élite qui se reproduit et dispose même d’un monopole de la représentation». «La solution ne réside ni dans un parti de gauche ni dans un parti de droite, elle réside dans du pragmatisme, du bon sens, et de la raison en tenant compte des attentes de la population, et on ne peut le faire que si on représente toutes ses couches», a plaidé Salim Khelif, candidat sans étiquette dans la 7e circonscription de Seine-Saint-Denis. Deux associations avaient présenté jeudi à l’Elysée une étude pointant du doigt le FN, l’UMP et le Front de gauche comme les plus mauvais élèves en terme de nombre de candidats issus de la diversité pour ce scrutin dans l’Hexagone. Le Cran (Conseil représentatif des associations noires) et Banlieue citoyenne, reçus à la présidence, y ont plaidé pour une loi sur la diversité et «un ministère contre le Racisme». Dans une étude, les deux associations ont recensé 2,5 % de candidats noirs, arabes ou asiatiques à l’UMP et seulement 0,5 % au Front national, selon un communiqué. «Plus étonnant, le Front de gauche se retrouve quasi lanterne rouge, avec un score de 2,2 %», soulignent-elles, jugeant qu’ «il serait temps que la gauche de la gauche s’impose un sérieux examen de conscience».
Paris
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