Des révolutions arabes prévisibles

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Si le titre est choquant, il ne se veut pas blasphématoire mais vise essentiellement à frapper les consciences : Allah n’y est pour rien ! est d’abord un pied de nez aux experts en islamophobie qui ont répété jusqu’à satiété que les pays arabes n’avaient d’autre alternative que la dictature pro-occidentale ou l’intégrisme religieux.

 

Le cliché, répercuté sans fin par les médias, avait fini par être considéré comme un fait établi, comme une vérité intangible. Puis vinrent les révolutions arabes. Des révolutions lancées depuis Facebook et Twitter, par des jeunes, garçons et filles, qui allaient ensuite, dans les rues, affronter les balles du tyran. Pas de slogan religieux, et des partis islamistes complètement dépassés, au même titre que les partis dits « laïcs » (socialistes et nationalistes arabes). Politologue, démographe, historien, sociologue, l’auteur, Emmanuel Todd, montre, en analysant des données démographiques et anthropologiques qui ont toujours été disponibles, que l’entrée dans la modernité des pays arabes et leur accès prochain à la démocratie était était éminemment prévisible.

Allah n’y est pour rien ! — Sur les révolutions arabes et quelques autres, d’Emmanuel Todd. Le Publieur, 96 pages, 10 €.

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