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Deux cent mille personnes en danger dans le Sud-Est turc selon Amnesty

L'offensive des services de sécurité turcs dans le Sud-Est majoritairement kurde, qui se traduit par des couvre-feux permanents et des pénuries, met 200.000 personnes en danger, estime Amnesty International dans un rapport publié jeudi.

Jeudi, Janvier 21, 2016 - 17:11
kurdes turquie
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"Les coupures d'eau et d'électricité, ainsi que les dangers encourus pour se procurer des vivres et des soins médicaux sous les tirs, ont des effets dévastateurs sur la population et la situation risque de s'aggraver rapidement, si rien n'est fait pour y remédier", dit John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale de l'organisation, dans un communiqué.

"Dans certaines zones, des couvre-feux qui imposent aux habitants de rester confinés dans leurs maisons sont en place depuis plus d'un mois, ce qui revient à assiéger des quartiers entiers. Les autorités turques doivent absolument faire en sorte que les habitants concernés aient accès à des vivres et à des services essentiels."

L'offensive "synchonisée" qu'Ankara a lancée en juillet contre les djihadistes syriens de Daesh et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a fait voler en éclat le cessez-le-feu observé depuis deux ans par les terroristes.

Les combats, qui ont repris de plus belle, ont fait plus de 150 morts parmi les civils tandis que les pertes du PKK et des forces gouvernementales se chiffrent en centaines, selon les autorités turques et Amnesty.

Les opérations se sont intensifiées le mois dernier à Cizre, à Silopi et à Sur, un quartier de Diyarbakir, chef lieu de la région, poursuit le mouvement de défense des droits de l'homme.

Mercredi, 33 membres du PKK ont été tués dans trois localités différentes et un militaire à trouvé la mort à Diyarbakir, a fait savoir l'armée.

"Tandis que les autorités turques semblent déterminées à réduire toute critique interne au silence, la communauté internationale ne s'est guère manifestée. Les considérations stratégiques liées au conflit syrien et les démarches visant à s'assurer l'aide de la Turquie pour juguler le flux de réfugiés vers l'Europe ne doivent pas éclipser les allégations de violations flagrantes des droits humains", ajoute John Dalhuisen.

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