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Mardi, Septembre 20, 2011 - 15:28

Erdogan plébiscité dans les pays du printemps arabe

La visite du Premier ministre Erdogan dans les pays qui ont vu naître le mouvement de libération du printemps arabe s’accomplit dans un contexte de crise avec Israël et à l’approche de la déclaration d’indépendance palestinienne prévue le 20 septembre. 

 
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a entamé lundi une tournée dans les pays du printemps arabe au Caire, centre d’une intense activité diplomatique autour de la question de la reconnaissance d’un Etat palestinien à l’ONU. Le président palestinien Mahmoud Abbas était lui aussi au Caire, où il a participé à une réunion de la Ligue arabe, puis a rencontré la chef de la diplomatie de l’Union européenne, Catherine Ashton, en route pour Israël. La Tunisie et la Libye, où comme en Egypte, des soulèvements populaires ont entraîné la chute des leaders autocratiques après des décennies de pouvoir étaient également au programme de cette visite. L’objectif était d’établir des liens étroits avec les nouvelles autorités au moment de la crise politique entre Ankara et Israël, aggravée pour l’Etat hébreu d’une autre perte diplomatique avec Le Caire, où son ambassade a été attaquée. Ces développements, de même que la requête diplomatique palestinienne en vue d’une demande d’adhésion d’un Etat de Palestine à l’ONU, ont suscité de nouvelles critiques de M. Erdogan contre Israël dans le journal égyptien Al-Chourouk : « Israël est devenu un enfant gâté (...) Non seulement il pratique un terrorisme d’Etat contre les Palestiniens, mais il a commencé à agir de manière irresponsable. »
 

La visite du Premier ministre Erdogan dans les pays qui ont vu naître le mouvement de libération du printemps arabe s’accomplit dans un contexte de crise avec Israël et à l’approche de la déclaration d’indépendance palestinienne prévue le 20 septembre. 

 
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a entamé lundi une tournée dans les pays du printemps arabe au Caire, centre d’une intense activité diplomatique autour de la question de la reconnaissance d’un Etat palestinien à l’ONU. Le président palestinien Mahmoud Abbas était lui aussi au Caire, où il a participé à une réunion de la Ligue arabe, puis a rencontré la chef de la diplomatie de l’Union européenne, Catherine Ashton, en route pour Israël. La Tunisie et la Libye, où comme en Egypte, des soulèvements populaires ont entraîné la chute des leaders autocratiques après des décennies de pouvoir étaient également au programme de cette visite. L’objectif était d’établir des liens étroits avec les nouvelles autorités au moment de la crise politique entre Ankara et Israël, aggravée pour l’Etat hébreu d’une autre perte diplomatique avec Le Caire, où son ambassade a été attaquée. Ces développements, de même que la requête diplomatique palestinienne en vue d’une demande d’adhésion d’un Etat de Palestine à l’ONU, ont suscité de nouvelles critiques de M. Erdogan contre Israël dans le journal égyptien Al-Chourouk : « Israël est devenu un enfant gâté (...) Non seulement il pratique un terrorisme d’Etat contre les Palestiniens, mais il a commencé à agir de manière irresponsable. »
 
L’indépendance de la Palestine dans tous les esprits
 
M. Erdogan, un fervent défenseur de la cause palestinienne devenu une figure populaire dans la rue arabe s’est aussi entretenu avec les responsables égyptiens à une réunion ministérielle de la Ligue arabe. Une « déclaration de coopération stratégique » a été signée durant sa visite, la première de M. Erdogan au Caire depuis la chute du régime d’Hosni Moubarak en février, selon le quotidien égyptien Al-Ahram. De son côté, M. Abbas a participé lundi soir à une réunion spéciale du comité de suivi arabe sur le processus de paix israélo-palestinien, à quelques jours de son départ pour New York où il compte demander à l’ONU la reconnaissance d’un Etat palestinien. La direction palestinienne a confirmé son intention de présenter une telle demande le 20 septembre, mais elle doit encore annoncer si elle choisit de passer par le Conseil de sécurité ou par l’Assemblée générale. Les Etats-Unis ont menacé d’opposer leur veto à cette initiative au Conseil de sécurité. Avant de quitter Istanbul pour Le Caire, M. Erdogan avait aussi déclaré qu’il ne se rendrait pas dans la bande de Gaza pendant son actuelle tournée, alors qu’il en avait auparavant exprimé l’intention. Le leader turc a par ailleurs réaffirmé son souhait de voir naître rapidement un Etat palestinien. « La reconnaissance d’un Etat palestinien n’est pas une option, c’est une obligation », a déclaré M. Erdogan lors d’un discours au siège de la Ligue arabe au Caire.
Vendredi, Septembre 9, 2011 - 12:06

Istanbul, ville peu agréable d’après une enquête américaine

L’Economist Intelligence Unit, un institut américain qui a réalisé cette enquête mondiale, a évalué les villes suivant plusieurs critères : la sécurité, la santé, l’éducation, les infrastructures, la culture et l’environnement.

C’est la première fois en neuf ans que la ville de Vancouver au Canada n’est pas à la première place. Vancouver se retrouve à la 3e place, juste après la capitale de l’Autriche, Vienne. Selon la BBC,   Vancouver a perdu la tête du classement car son résultat pour les infrastructures a chuté en raison de fermetures périodiques de l’une de ses autoroutes importantes.Les villes européennes marquées par la criseParmi les dix premières villes, sept sont australiennes et canadiennes. Les voici dans l’ordre : Melbourne, Vienne, Vancouver, Toronto (Canada), Calgary (Canada), Sydney (Australie), Helsinki (Finlande), Perth (Australie), Adelaïde (Australie) et Auckland (Nouvelle-Zélande). Istanbul se place après des villes telles que Bakou en Azerbaïdjan, Bangkok en Thaïlande, Belgrade en Serbie et Kuwait City. Des villes comme Riyad en Arabie saoudite, Bombay en Inde, Katmandou au Népal et le Caire en Egypte sont moins bien classées qu’Istanbul. Le rapport montre une légère baisse de la qualité de vie dans les villes européennes, en raison de la crise actuelle de la zone euro. C’est en particulier le cas d’Athènes o๠les mesures d’austérité et les manifestations ont entraîné une baisse de cinq points pour la ville grecque qui est 67e dans le classement. Les dix dernières villes en fin de classement sont Dakar (Sénégal), Abidjan (Cà´te d’Ivoire), Téhéran, Douala (Cameroun), Karachi (Pakistan), Tripoli, Alger, Lagos (Nigéria), Dacca (Bangladesh) et Harare (Zimbabwe).

Vendredi, Septembre 9, 2011 - 11:40

La Turquie accueille le bouclier antimissile de l’Otan

La Turquie est d’accord pour le déploiement sur son territoire d’éléments du bouclier antimissile de l’Otan, a annoncé le ministère turc des Affaires étrangères le 1er septembre.

« Il est prévu que le radar d’alerte avancée mis à la disposition de l’Otan par les Etats-Unis soit déployé dans notre pays » a déclaré un porte-parole du ministère turc, Selcuk Unal, dans un communiqué publié la semaine dernière. Les négociations sur le déploiement de cet élément « ont atteint le stade final » selon M. Unal. Le déploiement de ce radar « renforce la capacité de défense de l’Otan et le système de défense de la Turquie » a ajouté le porte-parole. A Washington, le Pentagone s’est félicité de la décision turque en faveur du système, qui dans un premier temps reposera sur des navires équipés d’intercepteurs de missiles mouillant en Méditerranée. « L’objectif est que ce soit déployé d’ici à la fin de l’année » a déclaré à la presse le colonel David Lapan, porte-parole du ministère américain de la Défense. Le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, a lui aussi saluévendredi soir dans un communiqué la décision d’Ankara. « Je salue l’annonce par la Turquie (de sa décision) d’accueillir un radar qui sera un élément important des capacités de défense antimissile de l’Otan, approuvé au sommet de Lisbonne en novembre dernier », a déclaré M. Rasmussen. « Ceci représente une contribution clé au système global de défense de l’alliance contre les menaces actuelles et émergentes de missiles balistiques » a-t-il ajouté.Moscou et Téhéran mécontents« La décision de la Turquie va grandement contribuer à permettre à l’Otan d’assurer la protection du territoire européen, de ses populations et de ses forces armées contre la menace croissante que constitue la prolifération des missiles balistiques » a conclu le secrétaire général de l’Otan. La Turquie avait réclamé que le bouclier protège l’ensemble du territoire turc et non pas seulement les zones proches de l’Iran. L’Otan et les Etats-Unis veulent déployer un système d’interception de missiles contre la menace qu’ils jugent grandissante de tirs de missiles à courte et moyenne portées à partir du Moyen-Orient, et plus particulièrement de l’Iran. La Turquie, membre de l’Alliance, disait craindre que le système, une fois mis en place, n’ait pour conséquence de détériorer ses relations avec l’Iran et la Russie, qui se sont développées ces dernières années. La réaction russe ne s’est pas faîte attendre. « La perspective de l’apparition en Turquie (d’éléments) du bouclier antimissile américain rend encore plus nécessaire l’obtention de garanties juridiques solides de la part des Etats-Unis et de l’Otan » que ce bouclier n’est pas dirigé contre la Russie » a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. L’Iran, pour sa part, réfute les allégations sécuritaires avancées par la Turquie. Selon Téhéran, « la présence à nos frontières de pays étrangers à la région n’améliorera pas la sécurité régionale mais aboutira à l’effet contraire » a déclaré Hassan Ghashghavi, vice-ministres des Affaires étrangères cité par l’agence officielle IRNA.

Vendredi, Septembre 9, 2011 - 11:39

Les musulmans surveillés par la CIA à New York

L’organisation américaine CAIR qui défend les droits des minorités musulmanes aux Etats-Unis vient de saisir le ministère de la Justice pour demander une enquête sur la CIA et la police new-yorkaise. Le CAIR les accuse de mener des opérations de surveillance illégales à l’encontre des musulmans américains.

Le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) a demandé, il y a une semaine, une enquête fédérale et une audience du Sénat dans un rapport qui accuse la CIA de travailler en lien avec la police de la ville de New York pour rassembler des informations sur les populations musulmanes. Le CAIR suspecte que cette collaboration, décrite dans un rapport de l’Associated Press, aille à l’encontre de la Constitution américaine qui leur interdit d’espionner des citoyens américains a affirmé Gadeir Abbas, avocat au CAIR. Le rapport indique que des officiers de police sous couverture ont été envoyés en mission dans certains quartiers pour surveiller les librairies et autres lieux fréquentés par les musulmans de la ville. La police aurait aussi fait appel à des informateurs pour surveiller les sermons dans les mosquées. Le rapport, qui note que cette collaboration entre la CIA et le département de police américain est une première, indique que « la police de New York (NYPD) mène des actions qui dépassent largement son cadre juridique et cible certaines communautés, violant par conséquent les lois. »Les conséquences du 11 septembreUn porte-parole de la police a déclaré pour sa part « ne pas s’excuser » des techniques agressives mises en place depuis les attaques du 11 septembre 2001, arguant du fait qu’elles auraient permis de contrecarrer 13 projets d’attentats à New York. Selon Paul Browne, commissaire-adjoint à la police de New York (NYPD), « ce rapport prouve que nous faisons tout notre possible pour empêcher des actes terroristes.» M. Browne a ajouté que la CIA ne dirige pas la NYPD dans des activités de renseignements et que le CAIR, dans cette affaire, « a tort. » Le Conseil des relations américano-islamiques a aussi demandé au ministère de la Justice de mener une enquête immédiate sur « les conséquences du programme d’espionnage sur les droits des citoyens et sur la légalité des liens entretenus avec la CIA » a annoncé Ibrahim Hooper, porte-parole principal du Conseil. M. Abbas a aussi indiqué que le CAIR préparait une demande formelle pour une audition au Sénat.

L’organisation américaine CAIR qui défend les droits des minorités musulmanes aux Etats-Unis vient de saisir le ministère de la Justice pour demander une enquête sur la CIA et la police new-yorkaise. Le CAIR les accuse de mener des opérations de surveillance illégales à l’encontre des musulmans américains.

Le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) a demandé, il y a une semaine, une enquête fédérale et une audience du Sénat dans un rapport qui accuse la CIA de travailler en lien avec la police de la ville de New York pour rassembler des informations sur les populations musulmanes. Le CAIR suspecte que cette collaboration, décrite dans un rapport de l’Associated Press, aille à l’encontre de la Constitution américaine qui leur interdit d’espionner des citoyens américains a affirmé Gadeir Abbas, avocat au CAIR. Le rapport indique que des officiers de police sous couverture ont été envoyés en mission dans certains quartiers pour surveiller les librairies et autres lieux fréquentés par les musulmans de la ville. La police aurait aussi fait appel à des informateurs pour surveiller les sermons dans les mosquées. Le rapport, qui note que cette collaboration entre la CIA et le département de police américain est une première, indique que « la police de New York (NYPD) mène des actions qui dépassent largement son cadre juridique et cible certaines communautés, violant par conséquent les lois. »

Les conséquences du 11 septembre

Un porte-parole de la police a déclaré pour sa part « ne pas s’excuser » des techniques agressives mises en place depuis les attaques du 11 septembre 2001, arguant du fait qu’elles auraient permis de contrecarrer 13 projets d’attentats à New York. Selon Paul Browne, commissaire-adjoint à la police de New York (NYPD), « ce rapport prouve que nous faisons tout notre possible pour empêcher des actes terroristes.» M. Browne a ajouté que la CIA ne dirige pas la NYPD dans des activités de renseignements et que le CAIR, dans cette affaire, « a tort. » Le Conseil des relations américano-islamiques a aussi demandé au ministère de la Justice de mener une enquête immédiate sur « les conséquences du programme d’espionnage sur les droits des citoyens et sur la légalité des liens entretenus avec la CIA » a annoncé Ibrahim Hooper, porte-parole principal du Conseil. M. Abbas a aussi indiqué que le CAIR préparait une demande formelle pour une audition au Sénat.

Vendredi, Septembre 9, 2011 - 11:37

Flottille : le problème n’est pas entre « La Turquie et Israël »

Le ministre des Affaires étrangères Ahmet DavutoÄŸlu est revenu sur le conflit politique qui a éclaté entre Ankara et Tel Aviv, au cours d’une réunion avec ses homologues européens.

Le diplomate a ainsi rejeté le caractère bilatéral des tensions turco-israéliennes qui sont davantage liées au non-respect israélien du droit international.

Pour Ahmet DavutoÄŸlu, ministre turc des Affaires étrangères, le conflit actuel entre la Turquie et Israël n’a rien d’une affaire bilatérale qui ne concernerait que les deux pays. Il a notamment invité la communauté internationale à juger le raid meurtrier de l’armée israélienne sur la flottille humanitaire à destination de Gaza en tenant compte des infractions israéliennes répétées contre les lois internationales. M. DavutoÄŸlu a tenu ces propos lors d’une rencontre informelle de l’UE où il avait été invité à répondre à plusieurs questions auprès de ses homologues à propos d’une nouvelle série de mesures prises par la Turquie contre Israël. Durant la réunion qui a rassemblé à Sopot en Pologne 27 ministres européens, le ministre turc a répondu aux questions liées à l’annonce faite vendredi dernier à Ankara que la Turquie avait abaissé les liens diplomatiques avec Israël au niveau du deuxième secrétaire d’ambassade. Une annonce suivie de celle du départ de l’ambassadeur israélien ainsi que d’autres diplomates de haut rang.

Problème international, non bilatéral

La Turquie a également annoncé la suspension des accords militaires, tout en promettant de soutenir les procès intentés contre Israël par les familles des victimes du raid. Elle a aussi déclaré qu’elle allait prendre des mesures pour s’assurer que la liberté de navigation soit maintenue à l’est de la mer méditerranéenne. Interrogé par Zaman lors de son retour en Turquie, M. DavutoÄŸlu a déclaré que de nombreux ministres ont donné raison à la Turquie tout en appelant à calmer les tensions. Le ministre turc des Affaires étrangères a réitéré son refus de voir le problème circonscrit aux relations entre les deux pays. Rappelant que « parmi les personnes détenues sur ces bateaux il y avait des personnes originaires de la plupart des pays présents à cette réunion », il a poursuivi en déclarant : « Il ne s’agit pas d’un problème spécifique entre nous et Israël ; il s’agit d’un problème entre Israël, les lois et l’éthique de la communauté internationale. » M. DavutoÄŸlu a ainsi réinvité cette dernière à demander à Israël de s’excuser et de payer des dédommagements.

« Une question de principe »

Le ministre des Affaires étrangères faisait allusion au fait que le Mavi Marmara, sur lequel naviguaient huit Turcs et un Turco-américain qui ont été tués lors du raid du 31 mai 2010, faisait partie d’une flottille comprenant 600 activistes originaires de 32 pays différents. Parmi ces pays, l’Australie, la Belgique, le Canada, la Grèce, la France, la Suède et les Etats-Unis. Ahmet DavutoÄŸlu est également revenu pour Zaman sur les critiques qui font le rapprochement entre cette attitude de la Turquie et le printemps arabe, en déclarant que pour la Turquie le problème était réel avec ou sans printemps arabe. Il a conclu en indiquant : « Au moment de l’accident, il y a un an, le printemps arabe n’existait pas. C’est pour nous une question de principe. Nos concitoyens ont été tués par une armée en dehors d’un conflit militaire. »

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