Hollaback : le harcèlement n’aura plus droit de cité

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Voici une initiative qui commence déjà à faire du bruit en soulevant un problème trop souvent tu : le site france.ihollaback.org a pour vocation de mettre fin au harcèlement sexuel dans la rue. Toutes celles qui se sont déjà faites siffler, qui ont déjà entendu des remarques sur leur physique, subi des attouchements dans la rue se retrouveront dans les nombreux témoignages de jeunes filles et de femmes au quatre coins du monde. Hollaback existe sur les quatre continents, preuve que le harcèlement dans la rue est un problème transculturel et transgénérationnel. Le projet naît en 2005 et compte s’appuyer sur les nouvelles technologies de communication pour favoriser la prise de parole des victimes et sensibiliser l’opinion publique. Des témoignages en ligne et des cartes où les victimes situent l’endroit où elles ont été harcelées sont disponibles sur le site. Les villes où existe Hollaback sont ainsi submergées de points rouges, ce qui fait prendre conscience de l’ampleur du phénomène. 

Un problème socialement accepté
De nombreuses idées reçues telles que «les femmes aiment secrètement être draguées dans la rue», «ce n’est pas du harcèlement, c’est juste de la drague», «le harcèlement dans la rue n’arrive qu’aux femmes jeunes et attirantes», ont toutes été reprises et démontées sur le site internet. Celui-ci rappelle que 99 % des femmes déclarent avoir déjà été abordées de façon inconvenante, selon un sondage effectué en 2007 par Holly Kearl, fondateur de Stop Street Harassment. Et pourtant, «le harcèlement dans la rue est l’une des violences les moins traitées d’un point de vue législatif», d’où le besoin urgent d’attirer l’attention des pouvoirs publics. Le site regorge également de «stratégies» à adopter face au harceleur, comme par exemple désigner le harceleur et parler d’un ton élevé en révélant les intentions de l’individu. 
Paris

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