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Hollande reçu par le pape pour resserrer les liens avec le Vatican

Trois semaines après l'assassinat du père Hamel, l'audience privée de François Hollande par le pape François, mercredi au Vatican, sera l'occasion de resserrer les liens avec le Saint-Siège après les attentats de Nice et Saint-Etienne-du-Rouvray, a-t-on souligné mardi dans l'entourage du président français.

Mardi, Août 16, 2016 - 12:56

Le ministre de l'Intérieur et des Cultes, Bernard Cazeneuve, accompagnera le chef de l'Etat, qui entamera sa visite par un moment de recueillement à la mémoire des victimes du terrorisme à Saint-Louis-des-Français, l'église française située dans le coeur historique de Rome.

L'audience en tête-à-tête avec le pape sera suivie d'un entretien avec le secrétaire d'Etat du Saint-Siège, Mgr Pietro Parolin.

"Cette audience et cet entretien seront l'occasion de resserrer des liens après l'attentat de Nice et la mort du père Hamel", explique-t-on dans l'entourage de François Hollande, qui souligne les "positions très proches" entre la France et le Vatican sur les questions environnementales, le terrorisme et le dialogue interreligieux.

Une visite dans un climat national tendu en France

La visite de François Hollande au Vatican survient moins d'un mois après l'assassinat en pleine messe du père Jacques Hamel le 26 juillet à Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen, lors d'un attentat revendiqué par l'organisation État islamique (EI).

"Lorsqu'un prêtre est attaqué, c'est toute la France qui est meurtrie", avait déclaré François Hollande, qui se dit athée et très attaché à la laïcité.

Le président s'est entretenu par téléphone avec le pape François après ce drame, survenu douze jours après l'attentat du 14 juillet à Nice, où un camion conduit par un Tunisien se revendiquant de l'EI a foncé sur la foule, faisant 85 morts.

Après l'assassinat du père Hamel, François Hollande et les principaux responsables politiques français ont participé à une messe d'hommage à la cathédrale Notre-Dame-de-Paris.

Assomption sous haute sécurité

Devant des représentants de la presse catholique, le chef de l'Etat a dit avoir été frappé par "la capacité des responsables religieux à proposer des réponses, à faire face au mal, et à trouver des mots pour rassembler, bien au-delà des catholiques".

A l'occasion de la fête de l'Assomption, lundi, les catholiques ont prié "pour la France", notamment lors du pélerinage dans le sanctuaire de Lourdes placé sous haute sécurité en raison de la menace terroriste.

Organisée dans un contexte bien différent de celui de leur première rencontre, en janvier 2014, la visite de mercredi devrait faire oublier les tensions entre les autorités françaises et le Saint-Siège nées du "mariage pour tous" et de la nomination de l'ambassadeur de France au Vatican.

Le Saint-Siège avait refusé la nomination de Laurent Stefanini, le chef du protocole de l'Elysée, dont l'homosexualité a été rendue publique, poussant Paris à désigner après une vacance de 14 mois une autre personnalité, Philippe Zeller.

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