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Il y a 20 ans, le massacre d’Azéris par des Arméniens

Le massacre de plus de 600 civils azéris à Khojali par les forces armées arméniennes durant le conflit du Haut-Karabagh, le 25 février 1992, reste un drame largement méconnu. Une commémoration organisée par des associations azerbaïdjanaises à Strasbourg a rendu hommage aux victimes.   


A l’occasion de la commémoration du 20e  anniversaire du massacre de la ville de Khojali, de multiples commémorations sont prévues en souvenir de cet événement perpétré par les forces arméniennes durant la guerre du Haut-Karabagh. En France, un rassemblement s’effectuera samedi 25 février sur la place Kleber de Strasbourg à l'appel d'associations azerbaïdjanaises telles que l'Association culturelle azerbaïdjanaise, l'Association des étudiants azerbaïdjanais en France ou le Centre de coopération des Azerbaïdjanais et des peuples turcophones. 613 ballons seront lâchés dans le ciel en mémoire des victimes, chacun représentant une personne ayant perdu la vie lors de l’assaut de l’armée arménienne sur la ville de Khojali dans la province du Haut-Karabagh à la fin de l’hiver 1992. L’association TEAS de Paris déposera quant à elle sur le Champ de Mars une gerbe de 613 roses à la mémoire des victimes. Ces manifestations revêtent une portée symbolique forte dans la mesure où elle remet en cause l’intégrité de l’armée arménienne durant la période de transition de l’indépendance caucasienne, lors de la chute de l’URSS. « C’est un moyen de faire connaître ce qui s’est passé en Haut-Karabagh au début des années 90 », déclare Eliza Pietr, directrice des bureaux parisiens du TEAS, « en France, peu de gens sont réellement au courant ; il est donc important de commémorer les victimes pour ne pas oublier ce qui s’est passé ».


Un massacre au cœur d’une évacuation civile
La nuit du 25 au 26 février 1992, les forces arméniennes et russes pénètrent dans la ville de Khojali, la plus grande agglomération de la province indépendantiste du Haut-Karabagh. Au cours de cette nuit qui devait permettre aux civils d’évacuer la zone de combat, les assaillants ont emprisonné et tiré à l’aveuglette sur la population. Le décompte des corps n’a jamais été établi, et « les chiffres indiquent 613 victimes dont 106 femmes et 83 enfants, selon les autorités azerbaïdjanaises » annonce Eliza Pietr. Le 3 mars 1992, le ***Boston Globe*** rapporte le nombre de plus de 1000 victimes en quatre ans de conflit, et cite le maire de Khodjali, Elmar Mamedov, qui déclara que plus de 200 personnes étaient portées disparues, 300 retenues en otages, et 200, blessées lors des combats. Cette thèse du massacre n’est pas reconnue par les institutions arméniennes, d’après le rapport publié en 1992 par l'organisation Helsinki Watch qui décrétait que les coups de feu avaient pu être déclenchés par la présence de militaires azérbaïdjanais au milieu des civils.
 

Paris

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