Par Rachel Mollman | ven, 29/06/2012 - 14:40

La qualification de l’équipe féminine turque de basket-ball aux Jeux olympiques de Londres,après celle de volley-ball, confirme le dynamisme actuel du sport féminin turc. Même si pour celles qu’on surnomme les «fées du filet», tout reste à faire face à de grandes équipes expérimentées comme la République tchèque.
Le sport féminin est résolument en train de se faire une place en Turquie. Des disciplines comme le basket et le volley-ball féminins émergent peu à peu sous le feu des projecteurs. L’exemple le plus récent est celui de la qualification pour les Jeux olympiques 2012 de l’équipe féminine de basket-ball, une première historique. Les «fées du filet», comme on les appelle affectueusement, comprennent notamment la meneuse née aux Pays-Bas Esmeral Tunçluer, la joueuse de Fenerbahçe Birsel Vardarli, ou celle qui évolue au BOTAS Spor, Nilay Kartaltepe. Il y a également d’autres championnes comme le pivot Quanitra Hollingsworth, turco-américaine connue en Turquie sous le nom de Kuanitra Holingsvorth, et issue du New York Liberty, un club de la NBA. Pendant ce temps, les préparatifs pour les éliminatoires des Jeux olympiques doivent s’achever par le tournoi de qualification olympique qui se poursuivra jusqu’au 1er juillet à Ankara. D’après la joueuse Tugba Palazoglu, l’équipe se prépare à ce tournoi – et aux Jeux olympiques qui débuteront à Londres le 27 juillet prochain –, depuis longtemps. «Cela fait un an que nous pensons à ce tournoi. C’est pourquoi, nous sommes prêtes et très motivées », a-t-elle déclaré récemment.
Dur de grimper au sommet
Le coach Ceyhun Yildizoglu a prévenu son équipe que se hisser au plus haut niveau ne sera pas facile, compte tenu de l’attention nouvelle dont elle fait l’objet au niveau international. «Du fait de ce succès, l’ensemble de nos adversaires jouent maintenant en faisant preuve d’une concentration extrême, là où elles avaient l’habitude d’arriver plus relâchés» a expliqué l’entraîneur. Actuellement, la principale préoccupation de l’équipe est son manque d’expérience dans des compétitions de cette envergure. «Il y a une grande probabilité que la République tchèque se retrouve dans notre groupe. Nous ne le souhaitons pas, car c’est une équipe très expérimentée» a déclaré l’entraîneur Yildizoglu. Il est néanmoins d’un optimisme prudent. «Pour nous, la chose importante est notre propre condition [physique et mentale], parce que quand notre équipe est en bonne condition, avec un niveau élevé de concentration, nous pouvons affronter n’importe quelle équipe», a-t-il ajouté, en référence aux demi-finales disputées par sa formation à l’EuroBasket 2011.
Istanbul
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