L’engouement des pays du Golfe pour l’art contemporain arabe

Mots clés : Art et culture
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L’Institut du monde arabe (IMA) a profité de cet engouement pour offrir au public parisien une présentation de cette production artistique et de son attrait au Moyen-Orient lors du dernier jeudi de l’IMA, intitulé « Mondialisation et art arabe contemporain. »La société de vente aux enchères de renommée mondiale, Christie’s, a vu son chiffre d’affaires se multiplier à Dubaï, depuis qu’elle s’y est installée en 2006. Nous sommes passés de 8 millions de dollars à « plus de 25 millions de dollars en 2010 », confie le directeur international des tableaux orientalistes, Etienne Hellmann. Même si les ventes aux enchères ne représentent qu’environ 20% du marché, ces chiffres traduisent une « évolution tellement rapide, que l’on a du mal à cerner ce qui se passe », avoue-t-il. Ce qui est certain, par contre, c’est qu’il y a un « intérêt des collectionneurs vers les artistes contemporains de leurs propres pays » assure-t-il. Derrière le nombre croissant de maison de vente aux enchères qu’on retrouve d’une manière générale au Moyen-Orient, il semble y avoir une « volonté de positionner une histoire de l’art des territoires arabes », assure Pascal Odille, professeur à l’École des métiers de la culture (EAC). Celle-ci se traduit notamment par une forte présence de l’art contemporain arabe dans les musées arabes. « Mais cette volonté s’exprime aussi à travers le nombre croissant de biennales, fondations, centres d’art et foires internationales qui mettent en avant les œuvres d’artistes arabes », selon Pascal Odille, lui-même directeur artistique de la Menasart-Fair, une foire qui se tiendra à Beyrouth en juillet prochain.

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