Par Nicolas Theodet | ven, 08/06/2012 - 10:30

A la veille des Jeux olympiques, la Turquie conserve une grande partie de ses chances de médailles en haltérophilie. Une discipline populaire qui a marqué l’histoire du sport turc et dans laquelle ses sportifs se sont souvent illustrés.
L’expression «fort comme un Turc» prend tout son sens à l’approche des Jeux olympiques de Londres. Pour ce grand évènement qui débutera le 27 juillet 2012, Ankara nourrit de fortes ambitions dans la discipline de l’haltérophilie. Dans le Caucase, ce sport est généralement très populaire, mais reste méconnu en France. La Turquie a su s’imposer dans cette discipline pour une raison simple. Alors que la population turque atteint près de 75 millions d’habitants, les autres pays de la région réunis ne représentent en moyenne que 23 % des Turcs. Les premiers titres olympiques obtenus lors des compétitions l’avaient été par des Egyptiens, qui concouraient sous le drapeau de l’Empire ottoman. Autant dire que l’haltérophilie est un sport historique en Turquie, et que les nouveaux athlètes qui se forment dans les clubs sportifs risquent de rafler de nombreuses médailles dans les futures compétitions continentales ou internationales. C’est le cas par exemple de Bünyamin Sezer, le représentant turc dans la catégorie des moins de 62 kilos et récent champion d’Europe qui fait déjà figure de favori pour les Jeux olympiques.
La Turquie et l’haltérophilie : une histoire plus que centenaire
La première participation aux Jeux olympiques date de 1908 à Londres. Viennent ensuite les J.O. de 1924 à Paris, où les Turcs Jamal Erçman et Neyzen Sevki Sezgin ont représenté leur pays, chacun dans sa catégorie respective. Mais la première médaille olympique en or n’a été remportée que très tard, lors des Jeux olympiques de Los Angeles en 1988. Cette médaille symbolique est la première des trois médailles d’or obtenues par Naim Süleymanoglu, un jeune haltérophile d’origine bulgare, charismatique malgré son 1m45. Il remporta les championnats du monde en 1985 alors qu’il n’avait que 18 ans. Aujourd’hui, la Turquie possède la septième place mondiale pour ce qui est du classement d’haltérophilie olympique. Mais le principal exploit olympique fut celui de l’athlète Nurcan Taylan, première femme turque médaillée d’or en haltérophilie (la compétition pour les femmes est rentrée en vigueur à Sydney en 2000), et qui plus est en battant le record du monde.
Paris
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