La gauche met fin à la circulaire Guéant

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Abrogée le 31 mai, la circulaire qui restreignait la possibilité pour les étudiants étrangers de travailler en France sera remplacée par un nouveau texte. 

Chose promise, chose due, Hollande marque la rupture avec l’ère sarkozyste. C’est officiel, un an jour pour jour après son entrée en vigueur, la circulaire Guéant a été abrogée par le gouvernement. Le texte très controversé limitait la possibilité pour les étudiants étrangers diplômés de travailler en France. L’abrogation s’est faite par le biais d’un nouveau texte qui ne sera pas la «circulaire Valls». En effet, ce texte a été rédigé conjointement par le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, le ministre du Travail Michel Sapin et la ministre de l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso. Comme pour renforcer l’image de la France à l’étranger, la nouvelle mesure entend «poser les bases d’une relation renouvelée entre la France et les étudiants étrangers qui viennent y poursuivre leurs études supérieures». Le nouveau texte va «en particulier, assurer l’égalité de traitement sur le territoire, faciliter les démarches des étudiants et apporter une réponse rapide à leur demande de changement de statut», assure le communiqué. Selon le gouvernement, il établit des règles précises et transparentes tant dans le cadre de l’entrée et du séjour des étrangers, du droit d’asile que du code du travail. 
 
Une mesure décriée
La mesure de Claude Guéant suscitait depuis un an une vive polémique dans les milieux associatifs, politiques et universitaires. Elle demandait notamment aux préfets d’instruire «avec rigueur» les demandes d’autorisation de travail des étudiants et chercheurs étrangers. L’objectif sous-jacent étant de limiter encore et toujours l’immigration légale et professionnelle. Accusée d’entraîner une fuite de matière grise, elle était largement critiquée, et ce même au sein de l’UMP. Pour calmer le jeu, la mesure avait donc été complétée en janvier dernier. La nouvelle formule prévoyait qu’aucun étudiant ayant vu sa demande refusée après le mois de juin 2011 ne pourrait être reconduit à la frontière, et qu’il pourrait redemander le réexamen de son dossier. Le collectif du 31 mai qui réclamait depuis un an l’abrogation de la circulaire, dénombre aujourd’hui 325 cas d’étudiants qui sont «dans une situation difficile». Les cas en souffrance seront examinés en premier dès la promulgation de la nouvelle circulaire. 
Paris

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