Par Redaction | jeu, 08/03/2012 - 16:02

Dans une nouvelle campagne visant à récupérer des objets d’art appartenant à la Turquie et présents dans des musées étrangers, le gouvernement vient de refuser de prêter des œuvres à l’Angleterre et aux États-Unis, au motif que ces deux pays abritent des pièces prises à la Turquie dans des conditions controversées. « Vous avez en votre possession des pièces qui ont été volées à la Turquie. Nous coopérerons quand vous nous les aurez rendues », a déclaré à ce sujet le ministre turc de la Culture et du Tourisme, Ertugrul Günay, à l´agence Cihan dimanche dernier. La semaine dernière, les autorités de ce ministère refusaient de prêter nombre d´œuvres au Metropolitan Museum de New York pour sa nouvelle exposition « Byzantium et Islam : époque de transition ». Les représentants du musée américain ont expliqué que la Turquie avait exigé d’eux que soient renvoyées plus d´une douzaine d´antiquités, avant que de nouveaux prêts puissent avoir lieu. En Angleterre, le British Museum et le musée Albert et Victoria ont également dû faire face à un embargo sur les antiquités turques, la veille de l´ouverture de l´exposition « Hajj : voyage au cœur de l´Islam », à cause d´un différend portant sur des œuvres que réclame le gouvernement turc. Parmi les pièces les plus remarquables, une importante stèle en relief, représentant Antiochos Theos Ier de Commagène serrant la main à Héraclès, une œuvre datant d’il y a 2000 ans, prise en Anatolie du sud par des archéologues anglais durant la Première guerre mondiale. Les représentants du ministère turc de la Culture et du Tourisme ont promis aux musées internationaux, en échange d´un retour rapide de leurs œuvres, un accès facilité aux collections de la Turquie et aux sites archéologiques. Depuis 2000, près de 4500 œuvres ont été récupérées.
