La Turquie, destination préférée des Algériens

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Entre 40 et 60 % des Algériens font le choix de la Turquie comme première destination de vacances, privilégiant des lieux comme Antalya. Un choix favorisé notamment par l’absence d’infrastructures hôtelières et touristiques en Algérie, malgré des atouts géographiques indiscutables.

Cet été les Algériens seront nombreux à passer leurs vacances en Turquie. Plusieurs agences de tourisme et de voyages d’Alger ont affirmé qu’ «entre 40 et 60 % des citoyens […] choisissent la Turquie comme première destination». «La plupart des clients préfèrent la Turquie pour passer leurs vacances, après le Maroc, l’Espagne, l’Italie, la France et la Grèce» précise Noureddine Baghdadi, directeur de l’agence de voyages Lamiss. Leur destination favorite est Antalya. La station balnéaire répond à toutes les attentes des Algériens pour leurs vacances. Les hôtels de luxe et les villages de vacances munis de toutes les commodités ont fait basculer la balance en faveur de la Turquie. Et ce malgré la hausse générale des coûts des séjours à l’étranger. «Un séjour de 10 jours dans un hôtel 4 étoiles en Turquie coûte 120.000 dinars par personne [environ 1.000 euros, Ndlr], sans compter le billet d’avion, alors qu’un séjour en Espagne coûte 180.000 dinars, billet inclus» indique M. Baghdadi. Les agences de voyages sont unanimes : l’instabilité politique qui règne en Tunisie depuis le printemps arabe, a relégué le pays au second plan. Dorénavant, elle est devancée par la Turquie, elle-même talonnée par la Grèce et le Maroc. 
 
Le tourisme algérien peu développé
Khan Nawel, directrice de l’agence Necib Tours, évoque «le manque de moyens qui a empêché les agences de voyages d’attirer les touristes étrangers et d’inciter les Algériens à passer leurs vacances dans leur pays, en dépit du riche potentiel touristique». L’Algérie est pourvue de paysages d’une grande beauté mais les Algériens préfèrent se rendre ailleurs pour leurs vacances. Pourtant le pays bénéficie d’atouts naturels importants tels que les plages, les sites de montagne où les amateurs de randonnées ont accès aux majestueuses montagnes de Kabylie, sans oublier les sites féeriques du Sud. Le tourisme du pays reste très minime et les revenus qu’il engrange ne dépassent pas 10 % du produit intérieur brut. Pour certains, cet état de fait est dû à la hausse générale des tarifs alors que pour d’autres, il est le résultat du déficit d’infrastructures hôtelières.
Paris

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