Le cinéaste Nuri Bilge Ceylan récompensé à Cannes

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C’est lors de la 44e cérémonie d’ouverture de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, le jeudi 17 mai, que le cinéaste Nuri Bilge Ceylan a reçu le Carrosse d’or. La remise du trophée était précédée de la projection de Nuages de mai et d’une leçon de cinéma. La Société des réalisateurs de films (SRF) chargée de remettre la distinction a souhaité saluer les qualités «novatrices», ainsi que «l’audace et l’indépendance» du cinéaste turc. L’an dernier, c’est l’Iranien Jafar Panahi, alors emprisonné dans son pays pour «participation à des rassemblements et pour propagande contre le régime» qui a reçu ce prix. Mais ce n’est pas la première fois que le réalisateur turc met les pieds sur la Croisette. En 1995, alors qu’il présente son court métrage Koza, il remporte la Palme d’or et le Prix du jury du court-métrage. En 2003, son film, Uzak, qui aborde des questions sociales, obtient le Grand prix du jury et un double Prix d’interprétation masculine.

Un hommage des cinéastes du monde entier…
Trois ans plus tard, il présente son quatrième long-métrage, Les climats, qui récolte huit nominations. Les trois singes lui a ensuite valu le Prix de la mise en scène en 2008. Enfin, en 2011, Robert De Niro et son jury décernent à Il était une fois en Anatolie le Grand prix cannois. Celui qui est souvent décrit comme le cinéaste le plus représentatif et le plus talentueux de son pays est dorénavant reconnu comme l’un des plus grands réalisateurs contemporains. Créé en 2002, le Carrosse d’or, qui se présente sous la forme d’une statuette en bronze, est un hommage rendu par les réalisateurs de la SRF à l’un de leurs pairs, choisi parmi les cinéastes du monde entier. Le prix, parrainé par Canal + Cinéma, a distingué d’illustres metteurs en scène, tels que Jacques Rozier, Clint Eastwood, Alain Cavalier, Jim Jarmush, David Cronenberg ou encore Agnès Varda.
Paris

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