Par Redaction | jeu, 27/10/2011 - 14:40

Romancière, dramaturge, scénariste, Sedef Ecer pratique des formes variées d’écriture, en turc et en français. A la périphérie est sa dernière pièce. Elle raconte l’exil, l’identité déracinée, mais aussi la désillusion qui ne parvient jamais à ruiner l’espoir. Des banlieues d’Istanbul à la périphérie de Paris, ses personnages rêvent toujours d’un ailleurs qui serait meilleur. Mais malgré leur détermination naïve à préserver l’espoir, ils demeurent hors la ville. La violence de la société, ils l’assument avec fatalisme, avec distance. L’auteur, néanmoins, la dénonce sans ambiguïté. C’est Dilcha et Bilo qui quittent leur campagne pour s’installer près de la grande ville, sur la colline des anges et des djinns, et qui en sont chassés par l’usine d’insecticide toute proche, leur quartier se transformant en bidonville. C’est, vingt ans plus tard, Tamar et Azad dont le quartier est menacé de destruction, et qui eux aussi rêvent de départ. Et partent.
A la périphérie a été écrite dans le cadre du programme Résidence d’écrivains en Île-de-France et a obtenu le Prix d’écriture théâtrale de Guérande en 2011.
A la périphérie, de Sedef Ecer. Editions de l’Amandier / L’espace d’un instant, 88 pages, 12 €.
