Par Redaction | ven, 01/06/2012 - 12:06

Le film est clairement introduit par la mention «inspiré de faits réels». C’était en 2008 en Egypte : Noha Rushdi Saleh, 27 ans, est la première femme à oser porter plainte pour harcèlement. Le coupable est condamné, et le cas fait jurisprudence. Un sondage réalisé la même année révèlera que le harcèlement — dans la rue, dans le bus, tous les jours — est une pratique dont 83 % des Egyptiennes avouent avoir été victimes. Présent au procès, le réalisateur a voulu témoigner en tant qu’artiste et dénoncer le phénomène. Il le fait avec un film ni ennuyeux, ni misérabiliste, ni manichéen, mais subtil et plein d’entrain. Les trois héroïnes appartiennent à des milieux sociaux différents : une bourgeoise, Seba et deux jeunes filles de milieux plus modestes, Faïza et Nelly. Faïza est voilée, les autres, pas ; deux sont musulmanes, Nelly ne l’est pas. Mais toutes ont été victimes, et sont désormais résolues à humilier ceux qui humilient les femmes : les victimes mâles se multiplient… L’inspecteur Issam mène l’enquête.
