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Jeudi, Mars 1, 2012 - 14:31

Les dessous de la politique du Qatar en France

La soif d’investissement du qatar en France semble n’avoir aucune limite.

Du PSG à lagardère, la prise de participation croissante de l’émirat dans l’économie hexagonale ne se dément pas. Comment expliquer cet intérêt de Doha pour la France et ses symboles sportifs ou économiques ? Pour le chercheur nabil Ennasri, cette démesure est le résultat « d’une stratégie visant à faire du Qatar un acteur international de premier plan ».PSG, Lagardère, Veolia : la liste des groupes français rachetés totalement ou partiellement par l’émirat du Qatar ne cesse de s’allonger, et pas seulement en france. Depuis cinq ans, le Qatar a adopté une politique d’investissement économique massive dirigée vers les cinq puissances économiques mondiales par le biais de son fond souverain de 700 milliards de dollars, le Qatar Investment Authority (QIA), véritable bras armé de l’émirat. en décembre, ce fond a augmenté sa prise de participation dans le groupe français Lagardère à 10 %, ce qui en fait le premier actionnaire. Il prévoit également d’entrer dans le capital d’EADS et d’Airbus. Même efforts dans le secteur de l’immobilier avec des opérations commerciales gargantuesques à l’image du Carlton de Cannes racheté pour 500 millions d’euros. « Il ne s’agit pas d’une politique d’achat mais de revente en vue de dégager une plus-value juteuse » explique Nabil ennasri, doctorant en islamologie et fin connaisseur du Qatar. « Une convention a même été signée en 2008 entre les deux pays pour que le Qatar ne paie pas d’impôts sur ces investissements (taxes immobilières, ISF...) » déclare-t-il.Le PSG, symbole de la puissance qatarieMais comment comprendre cet appétit financier, aussi féroce que soudain, de l’émirat pour l’europe et la france ? D’après le journaliste Benjamin Barthe, du quotidien Le Monde, tout a changé avec la crise financière de 2007-2008. « En quelques mois, les grands trésoriers de la planète se retrouvent à court de liquidités. La Russie et la Chine étant jugées infréquentables, c’est vers le Golfe que les multinationales en mal de cash choisissent de se tourner » écrit-il dans les colonnes du journal. « C’est à partir de ce moment que le Qatar s’est mis à investir dans des marques prestigieuses comme Suez, Vinci ou Harrods et que sa cote s’est envolée », ajoute Benjamin Barthe. Symbole de cette nouvelle politique aussi attachée au rendement qu’au prestige de ses dépenses, l’achat du club de football Paris-Saint-Germain qu’il ne faut pourtant pas considérer comme un caprice royal. « Le PSG n’est pas une folie d’émir mais le résultat d’une stratégie d’infl uence et d’un activisme visant à faire du Qatar un acteur international de premier plan » souligne Nabil ennasri. Pour le chercheur français, le Qatar veut se doter d’une légitimité footballistique en vue de la coupe du monde de 2022 qu’il organisera. « Ils espèrent arriver avec un PSG qui aura gagné deux ou trois Ligues des champions, ça apporte une certaine légitimité sportive et désarmorce pas mal de critiques », précise-t-il.Une lune de miel avec SarkozyCette politique qataro-française s’est nettement intensifiée ces deux dernières années. La france est en effet considérée, depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, comme un partenaire privilégié par l’émir Hamad ben Khalifa Al Thani, tant sur le plan économique que politique. une intervention de l’OTAN en Libye où la france a joué un rôle déterminant n’aurait pas été possible sans l’implication du Qatar qui a représenté une caution politique auprès des pays arabes, analyse ainsi M. ennasri. L’investissement du Qatar en france ne serait donc que le prolongement de cette lune de miel politique car « l’achat du PSG n’a pas pu se faire sans l’accord de Sarkozy et de son équipe ». Ce rapprochement s’explique-t-il par un atlantisme partagé ? Rien n’est moins sûr. L’atlantisme du Qatar remonte au moins à 2003, avec l’installation d’une base militaire américaine sur son territoire. Mais d’un autre côté, Doha finance le Hamas et héberge Khaled Mechaal, ce qui ne va pas dans le sens des intérêts américains. Quant à l’accueil à Doha d’une délégation d’élus français de la diversité par l’émir du Qatar en personne, il est loin d’être désintéressé. « L’objectif est de miser sur ces élites de demain et d’en faire des relais d’influence auprès de la communauté arabo-musulmane de france. Cela leur permet aussi de valoriser leur image dans les banlieues et d’atténuer ce côté bling-bling à moindre frais » ajoute M.Ennasri.

Mercredi, Février 29, 2012 - 16:43

Bayrou dénonce l’obstination «dangereuse» de Sarkozy

Le candidat MoDem à la présidentielle François Bayrou a estimé mardi que la relance par Nicolas Sarkozy de la procédure sur la loi punissant la contestation du « génocide arménien », censurée mardi par le Conseil constitutionnel, traduisait « une obstination ».

« La relance de cette procédure par Nicolas Sarkozy traduit aujourd'hui une obstination dangereuse dont on comprend bien l'inspiration en période électorale mais qu'un chef d'Etat dans sa responsabilité ne devrait pas encourager », a déclaré à l'AFP le député et président du MoDem. Pour le leader centriste, « le Conseil constitutionnel a, comme on pouvait s'y attendre, sagement censuré un texte controversé et dangereux » : « le législateur ne peut pas soumettre à la loi pénale l'expression d'opinions qui font l'objet de débats à l'intérieur de pays étrangers », fait-il valoir. « L'UMP et le PS, soutenus par Nicolas Sarkozy, ont refusé d'entendre les arguments qui avaient été avancés, notamment par Robert Badinder, et que j'avais moi-même soutenus à l'Assemblée nationale », déplore le président du MoDem qui avait refusé de voter ce texte. François Bayrou avait en revanche voté la loi de 2001 sur la reconnaissance du « génocide arménien ». 

Mercredi, Février 29, 2012 - 16:39

Les Sages retoquent la loi sur les génocides

Le Conseil constitutionnel a disqualifié la loi sur les génocides votée par le Parlement en la jugeant contraire à « la liberté d'expression et de communication ». Une victoire pour les Turcs de France qui voient leurs revendications de liberté enfin reconnues par la haute institution française.  

Le Conseil constitutionnel a censuré mardi la loi pénalisant la négation du « génocide arménien » en 1915, à l'origine d'une brouille entre Paris et Ankara, la jugeant contraire à la liberté d'expression. Le gouvernement turc a immédiatement salué la décision qui « a évité une probable grave crise entre la France et la Turquie », selon le vice-Premier ministre Bülent Arinç. Le vote du texte, définitivement adopté par le Parlement français le 23 janvier, avait entraîné une brouille diplomatique et commerciale entre Paris et Ankara. Le « génocide arménien » est reconnu par une loi française de 2001. Mais le Conseil constitutionnel a jugé « qu'en réprimant la contestation de l'existence et de la qualification juridique de crimes qu'il aurait lui-même reconnus et qualifiés comme tels, le législateur a porté une atteinte inconstitutionnelle à l'exercice de la liberté d'expression et de communication ».

Pas de remise en cause de la Shoah La loi prévoyait de punir d'un an de prison et de 45.000 euros d'amende toute négation publique d'un génocide reconnu par la loi française. Pour la censurer, les Sages, selon un communiqué (www.conseil-constitutionnel.fr), se sont appuyés notamment sur l'article XI de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 stipulant que « la liberté de communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ». Ils précisent que leur décision ne remet pas en cause la loi de 2001 sur la reconnaissance du génocide arménien, ni la loi Gayssot de 1990, qui réprime la négation de la Shoah en s'appuyant sur le droit international de l'après Seconde guerre mondiale ou l'existence de jugements de condamnation pour négationnisme. Nicolas Sarkozy qui soutenait ce texte en a promis un nouveau. Le chef de l'Etat « a chargé le gouvernement de préparer un nouveau texte, prenant en compte la décision du Conseil constitutionnel », a annoncé l'Elysée. François Hollande, candidat PS à la présidentielle, s'est engagé pour sa part à reprendre, s'il est élu, cette question « dans l'apaisement et dans la conciliation ». « C'était une loi qui devait réconcilier mais elle n'était pas présentée forcément au meilleur moment », a-t-il jugé en marge du salon de l'agriculture.

Le Conseil constitutionnel a disqualifié la loi sur les génocides votée par le Parlement en la jugeant contraire à « la liberté d'expression et de communication ». Une victoire pour les Turcs de France qui voient leurs revendications de liberté enfin reconnues par la haute institution française.  

Le Conseil constitutionnel a censuré mardi la loi pénalisant la négation du « génocide arménien » en 1915, à l'origine d'une brouille entre Paris et Ankara, la jugeant contraire à la liberté d'expression. Le gouvernement turc a immédiatement salué la décision qui « a évité une probable grave crise entre la France et la Turquie », selon le vice-Premier ministre Bülent Arinç. Le vote du texte, définitivement adopté par le Parlement français le 23 janvier, avait entraîné une brouille diplomatique et commerciale entre Paris et Ankara. Le « génocide arménien » est reconnu par une loi française de 2001. Mais le Conseil constitutionnel a jugé « qu'en réprimant la contestation de l'existence et de la qualification juridique de crimes qu'il aurait lui-même reconnus et qualifiés comme tels, le législateur a porté une atteinte inconstitutionnelle à l'exercice de la liberté d'expression et de communication ».

Pas de remise en cause de la Shoah La loi prévoyait de punir d'un an de prison et de 45.000 euros d'amende toute négation publique d'un génocide reconnu par la loi française. Pour la censurer, les Sages, selon un communiqué (www.conseil-constitutionnel.fr), se sont appuyés notamment sur l'article XI de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 stipulant que « la liberté de communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ». Ils précisent que leur décision ne remet pas en cause la loi de 2001 sur la reconnaissance du génocide arménien, ni la loi Gayssot de 1990, qui réprime la négation de la Shoah en s'appuyant sur le droit international de l'après Seconde guerre mondiale ou l'existence de jugements de condamnation pour négationnisme. Nicolas Sarkozy qui soutenait ce texte en a promis un nouveau. Le chef de l'Etat « a chargé le gouvernement de préparer un nouveau texte, prenant en compte la décision du Conseil constitutionnel », a annoncé l'Elysée. François Hollande, candidat PS à la présidentielle, s'est engagé pour sa part à reprendre, s'il est élu, cette question « dans l'apaisement et dans la conciliation ». « C'était une loi qui devait réconcilier mais elle n'était pas présentée forcément au meilleur moment », a-t-il jugé en marge du salon de l'agriculture.  

Mardi, Février 28, 2012 - 17:11

Censure de la loi punissant la contestation du génocide arménien

Le Conseil constitutionnel a censuré mardi la loi punissant la contestation du génocide arménien en 1915, à l'origine d'une brouille entre Paris et Ankara, jugeant qu'elle était contraire à la liberté d'expression, a annoncé la juridiction dans un communiqué. « Le Conseil a jugé qu'en réprimant la contestation de l'existence et de la qualification juridique de crimes qu'il aurait lui-même reconnus et qualifiés comme tels, le législateur a porté une atteinte inconstitutionnelle à l'exercice de la liberté d'expression et de communication », selon ce communiqué.

Le Conseil constitutionnel a censuré mardi la loi pénalisant la négation du génocide arménien en 1915, à l'origine d'une brouille entre Paris et Ankara, la jugeant contraire à la liberté d'expression, mais Nicolas Sarkozy qui soutenait ce texte en a promis un nouveau. Le chef de l'Etat "a chargé le gouvernement de préparer un nouveau texte, prenant en compte la décision du Conseil constitutionnel", a annoncé l'Elysée. Une mission confiée au ministère de la Justice qui n'a pas précisé de calendrier alors que le Parlement achève ses travaux normalement le 6 ou le 7 mars. Nicolas Sarkozy, qui soutenait ce texte controversé, qualifié d'"électoraliste" dans l'opposition, "mesure l'immense déception et la profonde tristesse de tous ceux qui avaient accueilli avec reconnaissance et espoir l'adoption de cette loi destinée à les protéger contre le négationnisme (...) menace contre notre communauté nationale", a ajouté la présidence. Pour sa part, le gouvernement turc a immédiatement salué la décision qui "a évité une probable grave crise entre la France et la Turquie", selon le vice-Premier ministre Bülent Arinç. Le vote du texte, définitivement adopté par le Parlement français le 23 janvier, avait entraîné une brouille diplomatique et commerciale entre Paris et Ankara. La génocide arménien est reconnu par une loi française de 2001. Mais le Conseil constitutionnel a jugé "qu'en réprimant la contestation de l'existence et de la qualification juridique de crimes qu'il aurait lui-même reconnus et qualifiés comme tels, le législateur a porté une atteinte inconstitutionnelle à l'exercice de la liberté d'expression et de communication". La loi prévoyait de punir d'un an de prison et de 45.000 euros d'amende toute négation publique d'un génocide reconnu par la loi française. Pour la censurer, les Sages, selon un communiqué (www.conseil-constitutionnel.fr), se sont appuyés notamment sur l'article XI de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 stipulant que "la liberté de communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme". Ils précisent que leur décision ne remet pas en cause la loi de 2001 sur la reconnaissance du génocide arménien, ni la loi Gayssot de 1990, qui réprime la négation de la Shoah en s'appuyant sur le droit international de l'après Seconde guerre mondiale ou l'existence de jugements de condamnation pour négationnisme. François Hollande, candidat PS à la présidentielle, s'est engagé à reprendre, s'il est élu, cette question "dans l'apaisement et dans la conciliation". "C'était une loi qui devait réconcilier mais elle n'était pas présentée forcément au meilleur moment", a-t-il jugé en marge du salon de l'agriculture. Le député UMP Claude Goasguen, président du groupe d'amitié France-Israël, a déploré la décision, craignant que la loi Gayssot soit à son tour "attaquée", et que désormais on puisse "dire n'importe quoi en matière de négationnisme". Mais son collègue UMP Michel Diefenbacher, un des signataires de la saisine du Conseil, lui a indirectement répondu en considérant que la loi Gayssot était "de toute autre nature", n'ayant fait que transposer dans le droit français la "décision juridictionnelle rendue par la Cour internationale de Nuremberg" en 1945-46. "Dans le cas du génocide arménien, il n'y a aucune décision juridictionnelle, c'était une initiative du Parlement qui n'a pas de compétence pour intervenir dans ce domaine", a-t-il ajouté. Avec Jacques Myard, également UMP, M. Diefenbacher a asséné que "la vérité historique ne peut être établie que par la recherche, en aucun cas par la loi". Et pour François Bayrou, candidat MoDem à l'Elysée, "la relance de cette procédure par Nicolas Sarkozy traduit aujourd'hui une obstination dangereuse dont on comprend bien l'inspiration en période électorale". La députée UMP qui avait défendu le texte, Valérie Boyer, élue de Marseille où vit une forte communauté arménienne, s'est déclarée "triste et déterminée" après la censure. "Aujourd'hui en droit français, nous avons deux sortes de victimes et de descendants de victimes", a-t-elle affirmé parlant d'"une grave inégalité de traitement" entre Arméniens et juifs. Neuf (bien neuf) députés UMP déplorant la décision du Conseil ont déposé mardi une proposition de résolution pour "réaffirmer la lutte contre la contestation de l'existence des génocides".

Jeudi, Février 23, 2012 - 14:44

Halal : le faux pavé dans la mare de Marine Le Pen

Le gouvernement et plusieurs syndicats de la consommation ont battu en brèche les affirmations de Marine Le Pen selon lesquelles la viande « distribuée en Ile-de-France » était « exclusivement » halal.

Des propos qu’ils jugent « faux » et « absurdes », la plupart des grandes surfaces étant approvisionnées par des abattoirs de province pour un volume dépassant celui du halal.Le gouvernement et les professionnels de l’alimentation et de la viande ont réfuté en bloc, dimanche, les affirmations polémiques de Marine Le Pen, la veille à Lille, selon lesquelles toute la viande distribuée en Ile-de- France serait, à l’insu des consommateurs, de la viande halal et que « tous les abattoirs d’Ile-de-France vendent du halal, sans exception ». « C’est absolument faux », a répondu dimanche soir le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, à l’unisson des professionnels du secteur. La polémique fait suite à la diffusion d’un reportage d’Envoyé Spécial sur France 2. François Hallepée, directeur de la Maison de l’Elevage d’Ile-de-France (qui regroupe les éleveurs) y indiquait que les abattoirs de la région « abattent tous selon le rite musulman, donc 100 % de l’abattage est halal en Ile-de-France ». « Il y a en Ile-de-France des abattoirs qui sont habilités à faire des abattages selon le rite et qui sont destinés à une consommation spécifique » et bien « identifiée comme telle », a répondu M. Guéant, interrogé au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. « Les services vétérinaires veillent à ce que les abattoirs acheminent leur production halal vers le public qui souhaite consommer halal », a-t-il assuré, faisant état de « contrôles fréquents pour éviter qu’il y ait tromperie sur la marchandise ». « Toutes les précautions sont prises pour qu’il n’y ait pas de confusion », a conclu le ministre, ajoutant que les propos de Mme Le Pen étaient « inexacts mais ça lui arrive souvent de dire des choses fausses ».Un rapport ministériel contradictoire« Prétendre qu’en Ile-de-France on mange halal, c’est totalement absurde », a déclaré à l’AFP Pierre Halliez, directeur général du Syndicat des entreprises françaises des viandes (Sniv-Sncp). Selon lui, « les tonnages abattus en Ile-de-France sont minimes » et ne fournissent que « de manière extrêmement minoritaire, voire insignifiante » les enseignes de distribution de la région. « La production des abattoirs d’Ile-de-France est probablement inférieure à 5.000 tonnes par an, alors qu’on consomme au bas mot 200.000 tonnes de viande de boucherie par an en Ile-de-France. Ce sont les grandes régions d’élevage qui approvisionnent Carrefour, Auchan ou Casino, donc la Bretagne, la Normandie, les Pays de Loire, la Bourgogne », a-t-il ajouté. Même son de cloche pour l’Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes (Interbev): « Dire que toute la viande commercialisée à Paris ou en région parisienne est d’origine halal, c’est absolument faux », a réagi son président Dominique Langlois. Selon un rapport des ministères de l’Agriculture et de l’Intérieur en 2005, publié sur le site www.abattagerituel. com, 80 % des ovins, 20 % des bovins et 20 % des volailles seraient abattus en France selon le rite halal. Pour le ministère de l’Alimentation, la viande distribuée en Ile-de-France provient « essentiellement du marché de Rungis, où arrivent des viandes qui proviennent d’un peu partout en France».