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Une nouvelle expertise invalide un «rapport» médical sur Adama Traoré

Adama Traoré n’était pas sous l’emprise de la drogue ou de l’alcool au moment de son de son interpellation par la gendarmerie le 19 juillet. La conclusion de l’expertise toxicologique réalisée le 3 août à la demande de la famille du défunt jette le doute sur l'un des rapports fourni par la police.

Mercredi, Août 10, 2016 - 16:34

Alors que les experts diligentés pour mener une analyse médicale du sang d'Adama Traoré ont établi l’absence de stupéfiants et d’alcool dans son corps, la seule cause établie par les deux autopsies pratiquées pour le moment demeure le syndrome asphyxique quelques minutes après son interpellation.

A la demande de la famille du défunt, une seconde expertise sanguine avait en effet était réalisée pour éclaircir les éléments fourni par un rapport médical d'un médecin de l’unité médico-judiciaire (UMJ) de l’hôpital de Gonesse qui prétendait que «Monsieur Traore serait porteur d’une toxicomanie aux stupéfiants et d’un éthylisme chronique».

Une information qui s'est donc avérée fausse et qui n'avait d'ailleurs pas été communiqué à la justice. Me Yassine Bouzrou, l’un des avocats de la famille Traore a d'ores et déjà dénoncer ce rapport de l’UMJ et annoncé envisager «d’intenter des poursuites disciplinaires contre le médecin qui a rédigé ce rapport mensonger faisant état de la toxicomanie et de l’éthylisme d’Adama Traore».

Deux dépôts de plainte pour infraction

La famille d'Adama Traoré avait déjà déposé deux plaintes le 6 août après la mort du jeune homme lors de son interpellation par la gendarmerie le 19 juillet, a-t-on appris samedi auprès de son avocat.

La mort d'Adama Traoré, 24 ans, interpellé à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise), a provoqué plusieurs nuits d'affrontements entre les forces de l'ordre et des jeunes réclamant «la vérité».

S'appuyant sur les rapports d'autopsie, ses proches estiment qu'il est mort d'asphyxie. Yassine Bouzrou, a déclaré avoir déposé plainte pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l'autorité publique.

Une seconde plainte concerne des infractions de dénonciation calomnieuse, faux en écriture publique et modification d'une scène de crime, a-t-il ajouté, en précisant qu'elle ne visait pas les gendarmes qui ont interpellé Adama Traoré mais une de leurs collègues.

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