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Jeudi, Juin 14, 2012 - 17:35

ProActif invite Anaïs Baydemir pour parler des médias

Le réseau ProActif qui lançait son club Art Culture et Médias pour faire découvrir les carrières professionnelles au public a reçu jeudi 7 juin la présentatrice et journaliste franco-turque Anaïs Baydemir.

Le réseau ProActif qui lançait son club Art Culture et Médias pour faire découvrir les carrières professionnelles au public a reçu jeudi 7 juin la présentatrice et journaliste franco-turque Anaïs Baydemir. 

Le club Art Culture et Médias du réseau ProActif a officiellement été lancé jeudi 7 juin à Saint Mandé, dans le Val-de-Marne. Le thème de cette première rencontre était «les carrières professionnelles dans le monde des médias et les clés pour réussir une prise de parole en public». Pour l’occasion, une petite vingtaine de convives a pu rencontrer Anaïs Baydemir, présentatrice sur la chaîne météo, Eurosport et Jeux Actu.
 
Venue parler de son métier, la présentatrice qui est également journaliste a souhaité briser l’idée que le monde des médias est inaccessible. «On a souvent l’impression que c’est très loin de nous mais tout est possible et contrairement à ce que l’on pense les gens sont faciles à contacter. Il faut oser, ne pas se mettre de barrières» dit-elle. Pour guider et aider celles et ceux intéressés par le monde de la télévision elle a donné de nombreux «trucs et astuces». Tout d’abord, participer au plus grand nombre de castings possible, même ceux qui ne vous intéressent pas, le producteur qui choisi le ou la candidate ayant souvent un deuxième projet en tête.
 
En outre Anaïs conseille de se faire une «bande démo» regroupant l’ensemble de ses compétences, afin de l’envoyer dans toutes les chaînes de télévision. Enfin, un carnet d’adresse abondant est la clef de la réussite. «Normalement dans mon métier il est compliqué de durer, on est vite périmé» précise Anaïs. Présentateur TV est en effet un métier difficile qui demande d’importantes concessions. On ne calcule pas ses heures et on a une vie assez instable du fait des horaires décousus. 
 
«J’aimerais voir plus de Turcs dans le métier»
 
A la fin de la rencontre, les participants sont revenus sur les origines turques d’Anaïs Baydemir. Ils souhaitaient notamment savoir si ces dernières avaient déjà été un handicap pour elle. La présentatrice assure n’avoir jamais subi de racisme professionnel. De plus en plus de producteurs cherchent des gens différents, donc en définitive c’est un atout d’avoir des origines étrangères.
 
Et pourtant, «je ne croise aucun Turc dans la profession» regrette Anaïs. Pour la Franco-turque, ce sont les «débouchés qui freinent les jeunes» et le fait que «ce n’est pas un métier conventionnel comme médecin ou avocat». «J’aimerais voir plus de Turcs dans le métier, des caméramans, des présentateurs» ajoute-t-elle.
Jeudi, Juin 7, 2012 - 19:05

Prisma parle d’orientation avec le candidat Mounir Satouri

L’association Prisma est allée à la rencontre de Mounir Satouri, candidat EELV aux législatives, pour évoquer les questions d’orientation scolaire et de discrimination.

A quelques jours du premier tour des élections législatives, des représentants et membres de l’association Prisma sont allés à la rencontre de Mounir Satouri, candidat aux législatives sous les couleurs d’Europe Ecologie Les Verts dans la commune des Mureaux (Yvelines). La discussion avec le conseiller régional d’Ile-de-France, qui figure parmi les favoris de sa circonscription, était centrée sur la question de l’éducation des jeunes. En réponse aux questions posées par les intervenants et aux énumérations des problèmes rencontrés dans le parcours scolaire des élèves, Mounir Satouri a expressément défendu l’égalité des chances des jeunes. Pour lui, le principal problème vient du fait que ces derniers sont mal informés. Il trouve, par exemple, inacceptable que l’on voit toujours des élèves qui font leur choix de filières en fonction de leurs domiciles et non de leurs capacités. Aujourd’hui l’orientation est primordiale, une mauvaise orientation conduisant dans la plupart des cas à l’abandon des études. En 2008, le Haut conseil de l’éducation avait publié un rapport dédié à l’orientation scolaire en France et dans lequel le système éducatif était fortement critiqué. La Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) a par ailleurs fermement contesté ledit système sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Mounir Satouri a insisté sur le fait que l’encadrement est aussi important que les études. Le candidat a indiqué qu’il ferait de l’éducation une priorité et que les socialistes et les écologistes donneront à l’éducation la place qu’elle mérite. La question de la discrimination a également été brièvement évoquée. M. Satouri a indiqué que la classe politique compte peu de personnes représentant la société et a indiqué qu’il ne fallait pas se laisser envahir par la conviction d’être des laissés-pour-compte.

Jeudi, Mai 31, 2012 - 13:36

Peut-on mesurer le bonheur d’une nation ?

Les Etats-Unis ont lancé un programme de recherche pour trouver un indicateur plus performant que le Produit intérieur brut (PIB), qui prendrait en compte le bonheur de la population.

Le bien-être est en effet de moins en moins considéré comme dépendant uniquement de la richesse d’un pays. 

Depuis décembre dernier, le ministère de la Santé et des Services sociaux américain finance des experts en psychologie et en économie recherchant des indicateurs fiables du «bien-être subjectif» des individus, afin de compléter l’indicateur de référence, le PIB. Le PIB sert à calculer la valeur totale de la production de richesses d’un Etat : c’est un indicateur purement économique, qui ne prend pas du tout en compte le bien-être de la population, et qui présente d’autres travers. Par exemple, si une catastrophe naturelle a lieu, le PIB considère les reconstructions comme une production de richesses. Depuis déjà quelques années, des tentatives pour trouver des indicateurs prenant en compte la satisfaction de la population et ne considérant plus celle-ci comme liée automatiquement à la richesse des nations sont en cours. Mais les plus gros travaux ont lieu aux Etats-Unis actuellement, 45 ans après que Robert Kennedy ait déclaré dans un discours : «le PNB mesure tout sauf ce qui rend la vie digne d’être vécue».

De la difficulté de mesurer le bonheur

Même si l’ancien président dénonçait déjà dans son discours les travers du calcul du PIB, les Américains ne sont pas pionniers en la matière puisque le «Bonheur national brut» (BNB) était déjà un indice préconisé par le roi du Bhoutan depuis 1972. Le BNB cherchait à dépasser le PIB et même l’Indice de développement humain (IDH). L’IDH, fondé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), se base ainsi sur trois critères majeurs : l’espérance de vie, le niveau d’éducation et le niveau de vie. Dans une perspective reposant davantage sur la psychologie, les experts mandatés par le gouvernement américain insistent notamment sur une distinction, essentielle selon eux, pour mesurer le bonheur. Pour eux, il existe «le bien-être lié à l’expérience» et «la satisfaction de la vie». Le premier se réfère aux émotions ressenties par rapport à une expérience du quotidien. Par exemple, si un homme écoute un concert se terminant par une coupure de son, il aura tendance à penser que cela a tout gâché, alors qu’il en a profité pendant un certain temps. La seconde se réfère à la façon dont les individus jugent leur vie, de manière globale : dans ce cas de figure, le jugement des principaux intéressés sera généralement moins sévère. Ces notions pourraient permettre d’évaluer, entre autres, le succès des politiques publiques, et de relativiser l’idée d’interdépendance entre bonheur et argent. 

Vendredi, Mai 25, 2012 - 18:40

Examens : les bons tuyaux pour réviser efficacement

Les épreuves de fin d’année approchent. Que ce soit pour passer le brevet des collèges, le bac ou les partiels, chacun peut réviser de façon plus efficace en suivant quelques règles simples. Parmi ces bons tuyaux, un travail régulier et une bonne hygiène de vie restent les conseils fondamentaux des professionnels de l’éducation.

 Le printemps sonne le retour des beaux jours, mais aussi celui, beaucoup moins plaisant, des révisions pour les épreuves de fin d’année. Pourtant, quelques règles permettent d’aborder cette période de fin d’année scolaire plus sereinement. M. Erden, professeur bénévole à Etude Plus, s’adresse plus particulièrement aux retardataires : «Il faut revoir régulièrement les cours importants, travailler tous les jours, dit-il. Les élèves doivent prendre conscience que l’épreuve du bac n’est pas facile ; il y a plein de matières. Cela ne sert à rien de réviser à la dernière minute». Comment revoir, alors, les cours sans perdre de temps ? André Giordan, chercheur en didactique, professeur à l’Université de Genève et auteur d’Apprendre à réviser aux Editions Librio, insistait quant à lui, sur France Info, sur l’importance de comprendre comment l’élève mémorise. Certains d’entre eux ont une mémoire auditive, d’autres visuelle. Connaître notre type de mémorisation permet ainsi de mettre en place des techniques d’apprentissage mieux adaptées. Ensuite, de bonnes révisions passent par un entraînement régulier. D’où l’utilité d’investir dans des annales, au moins pour les matières à gros coefficient. Cela permet de mieux saisir quelles sont les attentes du correcteur, ce sur quoi les élèves doivent mettre l’accent. Parallèlement à cela, «faire des fiches pour toutes les matières, c’est l’idéal, car cela permet de mieux retenir les cours. En écrivant, on apprend beaucoup plus facilement», souligne M. Erden.
 
L’hygiène de vie est aussi primordiale
Des règles de vie basiques, mais que l’on a tendance à oublier à mesure que les épreuves se rapprochent, entrent aussi en compte dans l’efficacité des révisions. Ainsi, une table bien rangée, du calme, le fait de ne pas être dérangé, de ne pas avoir son portable et internet à côté de soi améliorent la concentration, et donc l’apprentissage. Surtout, a poursuivi M. Giordan, «il ne faut pas enchaîner les nuits blanches, car c’est la nuit que l’on apprend, que l’on restructure sa pensée». M. Erden est aussi de cet avis : pour lui, «dormir, prendre son petit déjeuner avant d’aller en cours ou de réviser, c’est essentiel». Faire de petites siestes peut aussi être bénéfique : selon André Giordan, «il faut savoir perdre du temps pour en gagner».

Les épreuves de fin d’année approchent. Que ce soit pour passer le brevet des collèges, le bac ou les partiels, chacun peut réviser de façon plus efficace en suivant quelques règles simples. Parmi ces bons tuyaux, un travail régulier et une bonne hygiène de vie restent les conseils fondamentaux des professionnels de l’éducation.

 Le printemps sonne le retour des beaux jours, mais aussi celui, beaucoup moins plaisant, des révisions pour les épreuves de fin d’année. Pourtant, quelques règles permettent d’aborder cette période de fin d’année scolaire plus sereinement. M. Erden, professeur bénévole à Etude Plus, s’adresse plus particulièrement aux retardataires : «Il faut revoir régulièrement les cours importants, travailler tous les jours, dit-il. Les élèves doivent prendre conscience que l’épreuve du bac n’est pas facile ; il y a plein de matières. Cela ne sert à rien de réviser à la dernière minute». Comment revoir, alors, les cours sans perdre de temps ? André Giordan, chercheur en didactique, professeur à l’Université de Genève et auteur d’Apprendre à réviser aux Editions Librio, insistait quant à lui, sur France Info, sur l’importance de comprendre comment l’élève mémorise. Certains d’entre eux ont une mémoire auditive, d’autres visuelle. Connaître notre type de mémorisation permet ainsi de mettre en place des techniques d’apprentissage mieux adaptées. Ensuite, de bonnes révisions passent par un entraînement régulier. D’où l’utilité d’investir dans des annales, au moins pour les matières à gros coefficient. Cela permet de mieux saisir quelles sont les attentes du correcteur, ce sur quoi les élèves doivent mettre l’accent. Parallèlement à cela, «faire des fiches pour toutes les matières, c’est l’idéal, car cela permet de mieux retenir les cours. En écrivant, on apprend beaucoup plus facilement», souligne M. Erden.
 
L’hygiène de vie est aussi primordiale
Des règles de vie basiques, mais que l’on a tendance à oublier à mesure que les épreuves se rapprochent, entrent aussi en compte dans l’efficacité des révisions. Ainsi, une table bien rangée, du calme, le fait de ne pas être dérangé, de ne pas avoir son portable et internet à côté de soi améliorent la concentration, et donc l’apprentissage. Surtout, a poursuivi M. Giordan, «il ne faut pas enchaîner les nuits blanches, car c’est la nuit que l’on apprend, que l’on restructure sa pensée». M. Erden est aussi de cet avis : pour lui, «dormir, prendre son petit déjeuner avant d’aller en cours ou de réviser, c’est essentiel». Faire de petites siestes peut aussi être bénéfique : selon André Giordan, «il faut savoir perdre du temps pour en gagner».
 
Vendredi, Mai 25, 2012 - 18:36

Le tabagisme toujours aussi élevé en France

C’est aujourd’hui une réalité, un Français sur trois fume.

Malgré les mesures anti-cigarette prises ces dernières années comme la loi Evin qui interdit de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif, ainsi que dans les lieux collectifs de transport, la hausse des prix ou les campagnes de prévention, la consommation de tabac ne diminue pas en France. Elle serait même en légère augmentation. C’est le constat aussi étonnant qu’inquiétant qu’ont dressé de nombreux experts, mardi, à l’occasion d’un colloque organisé par le ministère de la Santé, en prévision de la journée mondiale sans tabac du 31 mai. «Les dernières estimations montrent que 33 % des Français fument, de façon occasionnelle ou régulière. Un chiffre stable depuis quelques années, voire en légère augmentation. La France est à la traîne par rapport à l’Angleterre ou les Etats-Unis où le tabagisme diminue beaucoup plus vite que chez nous», précise François Beck, de l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé. 

73.000 femmes meurent du tabac chaque année

La consommation de tabac, haute dans les années 1970, a progressivement baissé jusqu’en 2005. Comment expliquer cette stagnation depuis maintenant six ans ? Lors de la rencontre, les médecins ont montré que les Français n’ont pas peur des maladies liées à la cigarette. En effet, ils sont moins de 60 % à craindre le cancer, et moins de 40 % à avoir peur des maladies cardiovasculaires. Mais paradoxalement, c’est bien le tabac qui est à l’origine de 73.000 décès de femmes par an en France, soit 14 % de la mortalité totale. D’autre part, les  «visuels chocs» qui apparaissent sur les paquets de cigarettes n’ont pas eu l’effet escompté. Raison pour laquelle les associations de tabac réclament une nouvelle hausse des prix. «Cela enlève des arguments de séduction pour les marques» a expliqué Emmanuelle Béguinot, présidente du Comité national contre le tabagisme. Rappelons-le, le tabagisme, qui provoque la mort d’un adulte sur six, est la deuxième cause de décès dans le monde.