ProActif invite Anaïs Baydemir pour parler des médias

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Le réseau ProActif qui lançait son club Art Culture et Médias pour faire découvrir les carrières professionnelles au public a reçu jeudi 7 juin la présentatrice et journaliste franco-turque Anaïs Baydemir. 

Le club Art Culture et Médias du réseau ProActif a officiellement été lancé jeudi 7 juin à Saint Mandé, dans le Val-de-Marne. Le thème de cette première rencontre était «les carrières professionnelles dans le monde des médias et les clés pour réussir une prise de parole en public». Pour l’occasion, une petite vingtaine de convives a pu rencontrer Anaïs Baydemir, présentatrice sur la chaîne météo, Eurosport et Jeux Actu.
 
Venue parler de son métier, la présentatrice qui est également journaliste a souhaité briser l’idée que le monde des médias est inaccessible. «On a souvent l’impression que c’est très loin de nous mais tout est possible et contrairement à ce que l’on pense les gens sont faciles à contacter. Il faut oser, ne pas se mettre de barrières» dit-elle. Pour guider et aider celles et ceux intéressés par le monde de la télévision elle a donné de nombreux «trucs et astuces». Tout d’abord, participer au plus grand nombre de castings possible, même ceux qui ne vous intéressent pas, le producteur qui choisi le ou la candidate ayant souvent un deuxième projet en tête.
 
En outre Anaïs conseille de se faire une «bande démo» regroupant l’ensemble de ses compétences, afin de l’envoyer dans toutes les chaînes de télévision. Enfin, un carnet d’adresse abondant est la clef de la réussite. «Normalement dans mon métier il est compliqué de durer, on est vite périmé» précise Anaïs. Présentateur TV est en effet un métier difficile qui demande d’importantes concessions. On ne calcule pas ses heures et on a une vie assez instable du fait des horaires décousus. 
 
«J’aimerais voir plus de Turcs dans le métier»
 
A la fin de la rencontre, les participants sont revenus sur les origines turques d’Anaïs Baydemir. Ils souhaitaient notamment savoir si ces dernières avaient déjà été un handicap pour elle. La présentatrice assure n’avoir jamais subi de racisme professionnel. De plus en plus de producteurs cherchent des gens différents, donc en définitive c’est un atout d’avoir des origines étrangères.
 
Et pourtant, «je ne croise aucun Turc dans la profession» regrette Anaïs. Pour la Franco-turque, ce sont les «débouchés qui freinent les jeunes» et le fait que «ce n’est pas un métier conventionnel comme médecin ou avocat». «J’aimerais voir plus de Turcs dans le métier, des caméramans, des présentateurs» ajoute-t-elle.
Paris

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