RSF dénonce une violation de la liberté de la presse

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La double attaque des locaux de Zaman France et de Zaman Allemagne par des militants du PKK a fait l’objet d’une dénonciation totale de la part de Reporters sans frontières, la Fédération européenne des journalistes et l’Institut international de la presse, les principaux syndicats de presse, qui condamnent une grave violation de la liberté de la presse.

Reporters sans frontières (RSF), la Fédération européenne des journalistes (FEJ) et l’Institut international de la presse (IPI) ont condamné fermement les attaques menées quasi-simultanément contre les locaux de Zaman en Allemagne et en France, le 15 février 2012. « Nous sommes vivement préoccupés par la violence croissante des attaques subies par Zaman. Rien ne saurait justifier ces graves actes d’intimidation, qui auraient pu avoir des conséquences plus tragiques encore. Nous espérons que les enquêtes menées par les polices allemande et française permettront rapidement d’interpeller tous les auteurs et organisateurs de ces attaques », a déclaré l’organisation Reporters sans frontières. Pour RSF, « la presse turque doit cesser d’être assimilée aux acteurs politiques locaux ». « Le gouvernement ne saurait être ciblé à travers Zaman » a déclaré l’organisation qui s’inquiète de « constater que les journalistes paient de plus en plus fréquemment le prix physique de la polarisation persistante des médias turcs ». La Fédération européenne des journalistes (FEJ), pour sa part, parle d’« une nouvelle agression déplorable envers le journalisme et la liberté de la presse », selon Arne König, président de la FEJ. « Cette augmentation récente de la violence et des menaces envers les médias et les journalistes à travers l’Europe est gravement alarmante et doit être fermement condamnée », a ajouté Arne König. « Nous attendons des autorités françaises et allemandes qu’elles fassent tout leur possible pour traduire en justice les agresseurs et veiller à ce que la sécurité de Zaman et de ses employés soit garantie et ce, au nom de la liberté de la presse et de la liberté d’expression » a réclamé le président de la Fédération européenne des journalistes. Dans un communiqué, l’Institut international de la presse (IPI) a quant à lui demandé à travers son porte-parole, Anthony Mills, aux « autorités allemandes et françaises » de « mener des enquêtes rapides, transparentes et complètes ». « Nous répétons qu’il est tout à fait inacceptable de recourir à la violence contre des journalistes pour exprimer son désaccord politique avec eux », a insisté Anthony Mills.
 

Paris

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