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Sept morts à Cizre dans le sud-est de la Turquie

Des explosions et des tirs continuaient de retentir vendredi à Cizre, une ville du sud-est de la Turquie où des heurts ont fait dans la nuit sept morts - six séparatistes kurdes et un soldat.

Lundi, Décembre 28, 2015 - 08:27

Des explosions et des tirs continuaient de retentir vendredi à Cizre, une ville du sud-est de la Turquie où des heurts ont fait dans la nuit sept morts - six séparatistes kurdes et un soldat.

Cizre, dans la province de Sirnak, est au coeur de l'opération lancée voici une dizaine de jours par l'armée pour "nettoyer" la région des séparatistes kurdes, avec lesquels la trêve a volé en éclats en juillet dernier.

Cizre et Silopi, villes proches de la frontière irakienne, ont connu d'intenses combats depuis qu'un couvre-feu en vigueur 24 heures sur 24 y a été décrété voici une douzaine de jours.

Selon les médias officiels turcs, 168 activistes du PKK ont été tués depuis le lancement de la dernière opération en date par les forces de sécurité. Au moins 38 civils ont trouvé la mort dans les affrontements, déclare de son côté le parti pro-kurde HDP (Parti démocratique des peuples).

Le corps de Taybet Inan, mère de 11 enfants âgée de 57 ans, qui a été abattue par les forces de sécurité, est resté pendant une semaine dans une rue de Silopi avant de pouvoir être évacué, a déclaré un député du HDP, Ferhat Encu. Des "snipers" ont tué son beau-frère et blessé son mari lorsqu'ils ont tenté de récupérer son corps.

De nombreux secteurs de Silopi sont privés d'électricité et des dizaines de personnes ont trouvé refuge dans les caves de leurs habitations, indique le HDP.

Depuis la fin du cessez-le-feu l'été dernier entre le pouvoir turc et le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), le sud-est de la Turquie, à population majoritairement kurde, a replongé dans le conflit séparatiste, qui a fait plus de 40.000 morts depuis 1984.

Le PKK est considéré comme "terroriste" par Ankara, par les Etats-Unis de même que par l'Union européenne. Ankara a engagé un processus de paix avec le chef emprisonné du PKK, Abdullah Öcalan, à la fin 2012, mais les pourparlers ont été interrompus au début de l'année.

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