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La Turquie veut intégrer l'Union européenne d'ici 2023

Selim Yenel, l'ambassadeur turc auprès de l'UE, a indiqué au journal allemand Die Welt que la Turquie ambitionnait d'adhérer à l'Union européenne d'ici 2023. De son côté, la chancelière allemande a qualifié de "spéciale", la relation entre l'Allemagne et la Turquie.

Vendredi, Août 19, 2016 - 16:54

Selim Yenel, l'ambassadeur turc auprès de l'UE, a indiqué au journal allemand Die Welt que la Turquie, qui est officiellement candidate depuis 1999, ambitionnait d'adhérer à l'Union européenne d'ici 2023. 

Cette date marque le 100e anniversaire de la fondation de la République turque par Mustafa Kemal Atatürk. Une échéance que le président Tayyip Erdogan a fixée pour la réalisation des grands travaux qu'il a lancés depuis 2002. "Ce serait une consécration pour mon pays d'en devenir membre à ce moment-là", a déclaré Yenel.

De son côté, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a indiqué au journal autrichien Tiroler Tageszeitung que l'adhésion prendrait "plusieurs années" car Ankara "ne remplit tout simplement pas les conditions".

Le 7 août, le ministre autrichien des Affaires étrangères, Sebastian Kurz, avait confié au quotidien Kurier, "J'ai un siège et une voix au conseil des ministres des Affaires étrangères (de l'UE). La question se pose de savoir si de nouveaux chapitres de négociation seront ouverts avec la Turquie, et je suis contre". La Turquie avait répliqué aux interrogations autrichiennes sur les "déficiences démocratiques et économiques" en taxant l'Autriche de "capitale du racisme radical", allusion à la forte présence de l'extrême droite dans le pays.

De son côté, la chancelière Angela Merkel, qui s'oppose à l'adhésion mais qui a mis sa position sous le boisseau depuis l'accord sur les migrants, a qualifié les liens entre l'Allemagne et la Turquie de "spéciaux". "Ce qui rend la relation germano-turque si spéciale est que plus de 3 millions de personnes d'origine turque vivent en Allemagne", a-t-elle expliqué au groupe médiatique Redaktionsnetzwerk Deutschland. 

Un document des renseignements allemands a récemment plombé les relations entre les deux pays. Il présentait, entre autres, la Turquie comme la plaque tournante des groupes islamistes qui opèrent en Syrie. "Le document ne correspond pas à notre vision globale des choses", avait insisté Sawsan Chebli, porte-parole de la diplomatie allemande, pour apaiser les choses. Le ministre de l'Intérieur, Thomas de Maizière, avait tout de même estimé que le contenu était "pertinent".

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