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Jeudi, Juin 13, 2013 - 12:04

Les USA révisent leur stratégie face au conflit syrien

Les Etats-Unis ont engagé une révision de leur stratégie face au conflit syrien, mais il est toujours douteux que Washington se résolve à livrer des armes aux rebelles en lutte contre le président Bachar al Assad.

 

 

Les Etats-Unis ont engagé une révision de leur stratégie face au conflit syrien, mais il est toujours douteux que Washington se résolve à livrer des armes aux rebelles en lutte contre le président Bachar al Assad.   Le gouvernement du président Barack Obama a revu sa position à la suite de la prise de la ville stratégique de Koussaïr par les forces gouvernementales, de l'implication de plus en plus forte du Hezbollah chiite libanais aux côtés d'Assad et des annonces de la France et du Royaume-Uni sur l'usage d'armes chimiques par l'armée loyaliste.   Le premier signe de cette évolution a été le report par John Kerry d'une visite en Israël et dans les territoires palestiniens, sur lesquels le secrétaire d'Etat américain concentrait jusque-là ses efforts diplomatiques, afin de rester à Washington pour évoquer le conflit syrien.   Le gouvernement américain laisse cependant filtrer peu d'éléments sur la direction de cette nouvelle inflexion, qui pourrait conduire les Etats-Unis, soit à livrer directement des armes, soit à gérer les livraisons d'autres pays ou encore à bombarder eux-mêmes des cibles stratégiques en Syrie.   Barack Obama ne devrait pas prendre de décision avant d'en discuter avec la France et le Royaume-Uni, qui évoquent de plus en plus ouvertement des livraisons d'armes aux rebelles, et aussi la Russie, soutien de Bachar al Assad, lors du sommet du G8 qui se tiendra lundi et mardi en Irlande du Nord.   Les Etats-Unis restent très méfiants face à l'éventualité de livraisons d'armes, par crainte qu'elles ne bénéficient à des rebelles islamistes liés à Al Qaïda.   Craintes d'attentisme   Barack Obama pourrait se contenter d'agiter la menace d'un rôle plus musclé des Etats-Unis, auprès de son homologue russe Vladimir Poutine, pour que Moscou soutienne franchement le départ du pouvoir de Bachar al Assad, lors des pourparlers de paix envisagés cet été, dits de "Genève II".   On craint néanmoins dans les milieux diplomatiques que Washington ne tarde trop à prendre une décision et pousse ainsi les Européens et les pays arabes, en particulier le Qatar et l'Arabie saoudite, à livrer des armes aux diverses composantes de la rébellion qui ont leurs préférences respectives, entre la Coalition nationale syrienne (CNS) et les groupes islamistes.   "Si (les Etats-Unis) ne prennent pas de décision cette semaine, je crois que d'autres acteurs vont entrer en jeu", dit un diplomate, sous le sceau de l'anonymat. "Les Arabes ne peuvent pas se permettre de perdre la Syrie."   Les pays occidentaux doivent de leur côté rencontrer samedi Salim Idriss, chef militaire de l'Armée syrienne libre (ASL), principale force armée d'opposition, pour discuter d'un accroissement de l'aide au courant rebelle majoritaire et contrer ainsi l'influence des milices communautaires.   "Si nous n'agissons pas (...) on va se retrouver avec des livraisons d'armes européennes d'un côté et d'armes arabes de l'autre", estime Aaron David Miller, ancien responsable du département d'Etat, désormais analyste pour le centre de réflexion Woodrow Wilson à Washington.   "La conséquence logique, ce sera l'aggravation du niveau de (...) dysfonctionnement, du manque d'organisation (déjà) présent entre les différents groupes", dit-il. 
Jeudi, Juin 13, 2013 - 11:54

Le MIT rejette les accusations d'espionnage

Les services de renseignement turcs (MIT) ont publié mardi dernier une déclaration rejetant les accusations d'espionnage dont ils ont été victimes.

 

 

Les services de renseignement turcs (MIT) ont publié mardi dernier une déclaration rejetant les accusations d'espionnage dont ils ont été victimes.

Le journaliste du quotidien turc Taraf, Mehmet Bransu, avait en effet accusé le MIT lundi d'avoir signé des contrats avec des organismes publics dans le but de recueillir des données sur des citoyens turcs qui ont été éduqués en Turquie ou qui ont voyagé avec la compagnie aérienne Turkish Airlines. Dans son article, le journaliste précisait que des informations sur des étudiants et leurs parents issus d'écoles placées sous la juridiction du ministère de l'Education turc (MEB) et notamment leurs adresses e-mail, étaient entre les mains du MIT. L'organisme aurait signé un contrat «hautement confidentiel» avec le ministère de l'Education et la compagnie Turkish Airlines. D'après le journal, le MIT recueillerait directement des informations personnelles d'individus utilisant les services de la Direction générale de la poste et des télécommunications (PTT) et de la Direction générale des registres du territoire turc.   Le MIT et les organismes publics se rencontreraient depuis un an   Toujours selon le journaliste de Taraf, ces contrats résulteraient d'une année de rencontres régulières entre le MIT et certains organismes publics. «Dire que le MIT recueille des informations sur des citoyens de son propre pays n'est pas seulement faux mais également injuste et infondé», était-il écrit dans la déclaration publiée par le MIT le 11 juin. Le ministre des Transports turc, Binali Yildirim, a déclaré lundi après-midi que si les propos de l'article se révélaient être vrais, les actes du MIT représenteraient un crime constitutionnel. Quant au vice-président du Parti Républicain du peuple (CHP), Sezgin Tankirulu, il a lancé lundi une enquête parlementaire, demandant au Premier ministre Recep Tayyip Erdogan de se prononcer sur cette situation et de dire si les contrats sont en règle, les raisons pour lesquelles le MIT recueille des informations et si cette pratique constitue véritablement un crime. Mardi, le journal Taraf a ajouté que, jusqu'à maintenant, le MIT réussissait à obtenir des informations sur les citoyens via le projet de réseau judiciaire national turc informatisé (UYAP).

Jeudi, Juin 13, 2013 - 10:38

Réunion entre l'Occident et le chef de l'Armée syrienne libre

Les Occidentaux rencontreront samedi le chef militaire de la principale force armée d'opposition au président Bachar al Assad pour discuter d'un accroissement de l'aide au courant rebelle majoritaire et contrer ainsi l'influence des milices communautaires, ont fait savoir des diplomates.   La rencontre, entre les Occidentaux et le chef de l'Armée syrienne libre (ASL), Salim Idriss, un ancien commandant de l'armée régulière syrienne, est prévue dans le nord de la Turquie.  
Les Occidentaux rencontreront samedi le chef militaire de la principale force armée d'opposition au président Bachar al Assad pour discuter d'un accroissement de l'aide au courant rebelle majoritaire et contrer ainsi l'influence des milices communautaires, ont fait savoir des diplomates.   La rencontre, entre les Occidentaux et le chef de l'Armée syrienne libre (ASL), Salim Idriss, un ancien commandant de l'armée régulière syrienne, est prévue dans le nord de la Turquie.   "Idriss a besoin d'argent, de munitions et d'armes pour asseoir son leadership et gagner en crédibilité au sein des combattants", a déclaré un diplomate s'exprimant sous le sceau de l'anonymat, la réunion avec le chef de l'ASL n'ayant pas été publiquement annoncée.   Les puissances occidentales font preuve d'une plus grande détermination ces dernières semaines à jouer un rôle actif dans la guerre civile après s'être contentées en pratique d'appeler au renversement de Bachar al Assad tout au long d'un conflit qui a fait 80.000 morts en un peu plus de deux ans.   De fait, la situation sur le terrain s'est transformée ces dernières semaines, Bachar al Assad obtenant le soutien officiel des combattants chiites du Hezbollah libanais et prenant avec eux le contrôle du verrou stratégique de Koussaïr. Assad est membre de la communauté alaouite, une branche du chiisme, alors que les Syriens sont majoritairement de confession sunnite.   S'il y a six mois, les pays occidentaux osaient prédire le renversement prochain du président syrien, ils ne se risquent plus aujourd'hui à avancer une date pour la fin du conflit.   Parallèlement, l'Occident s'inquiète de la montée d'une opposition radicale au sein de l'opposition sunnite, comme le Front al Nosra, qui a fait allégeance à Al Qaïda et que Washington considère comme une vitrine pour les combattants d'Al Qaïda en Irak.   La France et le Royaume-Uni veulent contrer l'influence des communautaristes des deux bords en fournissant un soutien plus important aux rebelles modérés pour mettre fin à la guerre et faire partir Bachar al Assad.   Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a annoncé mercredi que Washington était en train de discuter d'une aide aux rebelles, tout en précisant qu'il n'était pas prêt pour l'heure à une quelconque annonce.   "Nous sommes déterminés à faire tout ce que nous pouvons dans le but d'aider l'opposition (...) pour sauver la Syrie", a déclaré le chef de la diplomatie américaine lors d'une conférence de presse avec le secrétaire britannique au Foreign Office William Hague, en visite à Washington.   Des armes fournies par le Qatar et l'Arabie saoudite   Pour l'instant les pays occidentaux ont refusé d'envoyer des armes en direct au rebelles, tout en fournissant un soutien à des Etats arabes comme le Qatar ou à l'Arabie saoudite, qui, eux, le font.   En l'absence d'une action énergique, on craint dans les chancelleries occidentales une partition de fait de la Syrie entre les chiites du Hezbollah et les Sunnites d'Al Qaïda. Les plus impitoyables prendraient le dessus dans les deux camps, entraînant des massacres comme ce qui s'est passé en Irak après le renversement de Saddam Hussein par l'armée américaine.   Mardi à Hatla, une ville de l'est de la Syrie tenue par les rebelles, des insurgés sunnites ont tué une soixantaine de chiites, pour la plupart des miliciens pro-Assad, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG basée à Londres proche de l'opposition.   Par ailleurs, dans la région de Damas, les rebelles ont annoncé que 27 des leurs avaient été tués dans une embuscade près de la localité d'Al Maradj. La caméra montrent plusieurs corps ensanglantés et des hommes qui appellent à l'aide pour laver les corps.   Selon Mousaab Abou Koutada, un militant d'opposition, les hommes tendaient de franchir un barrage militaire pour apporter du matériel dans les zones rebelles des faubourgs de la capitale.   Une crise humanitaire affecte 1,2 million de personnes vivant dans la région de Damas, ont estimé mercredi les Nations unies qui soulignent que l'acheminement de l'aide est rendu impossible par les combats dans la zone. 
Jeudi, Juin 13, 2013 - 09:44

L'UE demande une enquête sur les violences place Taksim

L'Union européenne a fait part mercredi de sa préoccupation après la reprise de contrôle musclée de la place Taksim d'Istanbul par la police turque dans la nuit de mardi à mercredi.   Plusieurs responsables européens ont appelé le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan à accepter l'ouverture d'une enquête sur un possible usage excessif de la force et à sanctionner ceux qui s'en seraient rendus coupables.    
L'Union européenne a fait part mercredi de sa préoccupation après la reprise de contrôle musclée de la place Taksim d'Istanbul par la police turque dans la nuit de mardi à mercredi.   Plusieurs responsables européens ont appelé le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan à accepter l'ouverture d'une enquête sur un possible usage excessif de la force et à sanctionner ceux qui s'en seraient rendus coupables.   "Toute approche basée sur l'affrontement et la division est une source de grave préoccupation non seulement pour la société turque, mais aussi pour l'Union européenne", a déclaré le commissaire à l'Elargissement, Stefan Füle, devant le Parlement européen à Strasbourg.   Plusieurs pays, dont la France, l'Allemagne et les Etats-Unis, ont exprimé leur inquiétude face aux violences en Turquie, où le numéro deux du parti au pouvoir a appelé mercredi soir les manifestants à quitter sans délai le parc Gezi, le berceau de la contestation, qui jouxte la place Taksim.   
Jeudi, Juin 13, 2013 - 09:34

Les manifestants reviennent à Taksim malgré l'ordre d'évacuer

Des centaines de manifestants se sont à nouveau réunis dans la nuit de mercredi à jeudi sur la place Taksim à Istanbul, chantant des slogans antigouvernementaux et défiant l'injonction du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan de quitter les lieux.  
Des centaines de manifestants se sont à nouveau réunis dans la nuit de mercredi à jeudi sur la place Taksim à Istanbul, chantant des slogans antigouvernementaux et défiant l'injonction du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan de quitter les lieux.   Le vice-président du Parti de la justice et du développement (AKP au pouvoir) a rappelé mercredi soir que les protestataires devaient quitter le parc Gezi, voisin de la place, point de départ de la contestation il y a près de deux semaines.   Dans son intervention, Huseyin Celik a toutefois fait une concession en offrant l'organisation d'un référendum sur le projet de développement immobilier qui a mis le feu aux poudres.   Cette offre d'une consultation populaire est le seul geste d'apaisement accompli par le gouvernement turc qui s'en tient à une rhétorique ferme déclinée par Erdogan à chacune de ses interventions.   Le responsable n'a pas fourni de précisions sur l'organisation de ce référendum, ni indiqué s'il concernerait toute la ville d'Istanbul ou seulement le quartier de Taksim.   Des policiers anti-émeutes se tenaient aux abords du quartier dans le centre d'Istanbul alors que la nuit venue, des manifestants chantaient et dansaient tandis que d'autres applaudissaient un concert improvisé donné par un pianiste installé au centre de la place.   Mercredi soir, la situation contrastait fortement avec celle de la veille lorsque les forces de l'ordre étaient intervenues et avaient détruit les barricades de fortune érigées par les manifestants et rouvert la place pour la première fois depuis le début de la contestation.   "Le gouvernement ne peut pas accepter que ces manifestations se poursuivent indéfiniment", a commenté Celik dans une déclaration faite à Ankara après une rencontre entre Erdogan et des représentants des opposants au projet d'aménagement urbain.   "Ceux qui ont de mauvaises intentions ou ceux qui cherchent à provoquer et qui restent dans le parc devront faire face à la police", a-t-il prévenu.   Selon un bilan fourni par les autorités sanitaires turques, ces troubles ont fait quatre morts, dont un policier, et environ 5.000 blessés.   Appel au dialogue   Les manifestants souhaitent que le parc, principal espace vert du centre ville, demeure en l'état et demandent que les auteurs des violences policières soient poursuivis.   Deux journalistes de la chaîne de télévision canadienne CBC ont été interpellés par la police mercredi et remis en liberté quelques heures plus tard.   Le ministre canadien des Affaires étrangères a annoncé sur son compte Twitter qu'il avait appelé l'ambassadeur turc pour lui faire part de sa préoccupation.   Les deux journalistes ont été appréhendés alors qu'ils effectuaient un reportage sur les manifestations à Istanbul.   Pour Recep Tayyip Erdogan, ces troubles sont le fait de puissances étrangères, de médias internationaux et de spéculateurs qui cherchent à affaiblir l'économie turque.   Le chef de l'Etat, Abdullah Gül, qui a adopté depuis le début un ton plus conciliant, a jugé mercredi qu'il était du devoir des autorités d'ouvrir un dialogue avec les contestataires.   "Si les gens ont des objections (...) entamer le dialogue avec eux, écouter ce qu'ils disent est notre devoir", a déclaré le chef de l'Etat s'adressant à la presse lors d'une visite à Rize sur la mer Noire.   L'Union européenne a, elle, fait part de son inquiétude face aux événements et a appelé à l'ouverture d'une enquête sur un possible usage excessif de la force.