Aller au contenu principal

W(e) Talk : l’action au féminin pluriel

Fatiguées de l’uniformité des «success story» au féminin, quatre femmes ont lancé W(e) Talk, le premier évènement qui célébrera le 7 juin l’action féminine au pluri-elle. Parce qu’il n’y a pas qu’une seule façon de réussir dans la vie…

Vendredi, Avril 11, 2014 - 18:09

 

Fatiguées de l’uniformité des «success story» au féminin, quatre femmes ont lancé W(e) Talk, le premier évènement qui célébrera le 7 juin l’action féminine au pluri-elle. Parce qu’il n’y a pas qu’une seule façon de réussir dans la vie…

Avez vous un modèle féminin ? Une personnalité féminine que vous admirez ? Bon, et si on vous pose la question autrement, en vous demandant cette fois-ci s’il y a une personnalité masculine que vous admirez, vous sauriez peut être quoi répondre et avec un peu plus d’inspiration. N’est-ce pas ?

Ce désert de réponses, à propos des femmes, c’est à peu près le point de départ du projet associatif, W(e) talk. «On a constaté que les gens avaient plus de facilité à citer le nom d’un homme qui les inspire, que le nom d’une femme. Souvent les gens citent leur mère», explique Esra Tat, cofondatrice du projet W(e) Talk.

W(e) Talk, c’est l’histoire de quatre femmes, Jehan, Esra, Nathalie et Alix, aux parcours professionnels variés, qui ont décidé de changer l’image de la femme et du «modèle stéréotypé de réussite qu’on lui prête», et ainsi promouvoir la pluralité des profils et des formes de réussite au féminin. «Il n’y a pas qu’une seule manière de réussir» insiste Esra.

 «A 22 ans j’ai crée ma première société, un bureau d’études dans la rénovation écologique. J’ai été soumise à pas mal de préjugés vis-à-vis de mes interlocuteurs. J’étais jeune et en plus de ça, une femme entrepreneur. Là je me suis dit, qu’il y avait encore du boulot à faire au niveau de l’image de la femme et de sa représentativité dans le monde du travail».

Donner envie d'aller au bout de ses rêves

Une réussite qu’elle qualifie de formatée. «Nous ne sommes pas toutes issues de grandes écoles et n’aspirons pas toutes à devenir des working girls du style business women» déplore Jehan Lazrak-Toub, journaliste et cofondatrice de l’évènement. Jehan a elle aussi un parcours singulier, puisque, face au regard des autres dans le milieu dans lequel elle voulait évoluer, la communication, elle a décidé de monter sa propre boîte de communication.

Toutes ces identités et ces formes de réussite, ces quatre femmes les revendiquent et souhaitent en faire profiter tout le monde. Grâce a une campagne de financement participatif, sur Internet, We talk a réussi à récolter les 3 000 euros nécessaires pour organiser l’évènement le 7 juin. Un évènement qui se déroulera à Paris, en présence de huit femmes aux profils toujours aussi variés, qui prendront la parole pendant 15 minutes et viendront témoigner de leurs réussites et de leurs parcours.

«Ce que nous souhaitons, c’est donner envie aux gens qui seront là d’aller au bout de leur rêve et de leurs ambitions. Il faut arrêter de s’infliger des modèle de réussite voulus par la société de consommation». Huit femmes qui a travers leur force d’inspiration et leurs discours donneront au public la force d’agir et le courage de dépasser certaines barrières, comme celle de la maladie ou de l’origine.

Une vision de l’engagement pluri-elle au féminin, mais qui s’adresse aussi aux hommes. Comment dépasser les clichés et comment se construire personnellement face à un modèle préconçu de réussite, tels seront les sujets abordés le 7 juin, à l’occasion du tout premier évènement de W(e) Talk qui, pour cette première édition, aura pour thème : ne pas faire siennes les limitations des autres.

Billetterie et financement participatif jusqu’au 17 avril :
     http://fr.ulule.com/wetalkevent/

Rendez-vous le 7 juin à la Cartonnerie, 12 rue Deguerry, 75011 Paris

La rédaction vous conseille


LES PLUS LUS


Back To Top