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Jeudi, Février 16, 2012 - 18:55

Zaman France vandalisé pour la 3e fois par le PKK

Pour la troisième fois en six mois, des sympathisants du PKK ont vandalisé et violemment dégradé les locaux de notre journal Zaman France, situés à Pantin, dans la banlieue parisienne. Le mercredi 15 février 2012, vers 14h40, un groupuscule d’une quinzaine de personnes cagoulées s’est introduit par la force dans notre immeuble pour tout saccager et menacer physiquement et verbalement le personnel présent sur place. Malgré d’importantes dégradations (portes, fenêtres, écrans et mobiliers détruits), il n’y eut fort heureusement aucun blessé, contrairement à la fois précédente où un salarié avait été victime d’un coup de poing. Mais l’équipe du journal a profondément été choquée par cette agression, dont la date correspond au treizième anniversaire de l’incarcération du leader du PKK Abdullah Öcalan. La brigade criminelle de Paris a été chargée de l'enquête.

Arrivé sur les lieux peu de temps après l’attaque, l’ambassadeur de Turquie à Paris, Tahsin Burcuoglu, a déclaré que l’impunité des responsables de ces actions les incitait à recommencer, en invitant les autorités à assurer la sécurité des Turcs et des Français d’origine turque vivant en France. Le même jour, un cocktail Molotov a été jeté dans les locaux de Zaman Allemagne dans la ville de Cologne. L’année dernière encore, les locaux du journal avaient été occupés le 18 octobre à Vienne, et un cocktail Molotov avait été lancé dans les locaux de Zaman à Londres le 30 octobre. Samedi dernier, c’est le bureau de Zürich en Suisse qui a subi une agression.

Nous tenons à insister sur le fait qu’il ne s’agit pas là de quelques actes isolés de jeunes sympathisants, mais d’actions planifiées revendiquées par une organisation terroriste ayant fait des dizaines de milliers de morts en Turquie. Nous tenons à attirer l’attention sur la gravité de ces agressions qui prennent pour cible la presse et le droit d’informer. Nous espérons que les responsables de ces actes seront traduits en justice dans les plus brefs délais et que les dispositions nécessaires en termes de sécurité seront prises et mises en place par les autorités pour éviter que de tels actes se reproduisent.

Pour la troisième fois en six mois, des sympathisants du PKK ont vandalisé et violemment dégradé les locaux de notre journal Zaman France, situés à Pantin, dans la banlieue parisienne. Le mercredi 15 février 2012, vers 14h40, un groupuscule d’une quinzaine de personnes cagoulées s’est introduit par la force dans notre immeuble pour tout saccager et menacer physiquement et verbalement le personnel présent sur place. Malgré d’importantes dégradations (portes, fenêtres, écrans et mobiliers détruits), il n’y eut fort heureusement aucun blessé, contrairement à la fois précédente où un salarié avait été victime d’un coup de poing. Mais l’équipe du journal a profondément été choquée par cette agression, dont la date correspond au treizième anniversaire de l’incarcération du leader du PKK Abdullah Öcalan. La brigade criminelle de Paris a été chargée de l'enquête.

Arrivé sur les lieux peu de temps après l’attaque, l’ambassadeur de Turquie à Paris, Tahsin Burcuoglu, a déclaré que l’impunité des responsables de ces actions les incitait à recommencer, en invitant les autorités à assurer la sécurité des Turcs et des Français d’origine turque vivant en France. Le même jour, un cocktail Molotov a été jeté dans les locaux de Zaman Allemagne dans la ville de Cologne. L’année dernière encore, les locaux du journal avaient été occupés le 18 octobre à Vienne, et un cocktail Molotov avait été lancé dans les locaux de Zaman à Londres le 30 octobre. Samedi dernier, c’est le bureau de Zürich en Suisse qui a subi une agression.

Nous tenons à insister sur le fait qu’il ne s’agit pas là de quelques actes isolés de jeunes sympathisants, mais d’actions planifiées revendiquées par une organisation terroriste ayant fait des dizaines de milliers de morts en Turquie. Nous tenons à attirer l’attention sur la gravité de ces agressions qui prennent pour cible la presse et le droit d’informer. Nous espérons que les responsables de ces actes seront traduits en justice dans les plus brefs délais et que les dispositions nécessaires en termes de sécurité seront prises et mises en place par les autorités pour éviter que de tels actes se reproduisent.  

Jeudi, Février 16, 2012 - 16:22

Ces Français qui quittent les quartiers populaires

La nouvelle mise en ligne de CV vidéos pour combattre les discriminations, souvent liées à la domiciliation en banlieue, illustre la préoccupation des jeunes issus de l’immigration, de plus en plus nombreux à changer d’habitat. Précarité, chômage ou dégradation des lieux, les causes de leur départ sont marquées par leur besoin de mener une autre vie.

Changer d’adresse pour changer de vie n’est plus exceptionnel chez les jeunes issus de l’immigration. Les enfants des populations migrantes arrivées dans les années soixante-dix et quatre-vingt, commencent en effet à quitter progressivement les quartiers populaires. « C’est dans l’ordre des choses des dynamiques migratoires et sociales » explique à ce propos Pierre Vermeren, historien du Maghreb contemporain. « Partout les migrants de l’exode rural s’installent dans des quartiers périphériques et une fois leur insertion professionnelle réussie, ils se déplacent vers des quartiers moins populaires », indique-t-il. Si vouloir vivre dans des quartiers plus « bobo » est une aspiration bien ordinaire en France et même en Europe, c’est que la stigmatisation sociale se double souvent d’une stigmatisation ethnique. Habiter dans un quartier défavorisé est un marqueur social négatif. Depuis vingt ans la dégradation matérielle, sociale et sécuritaire de certaines zones d’habitation en banlieue est une réalité. D’ailleurs, de nombreux quartiers sont devenus de véritables ghettos. Dès lors l’envie de partir se fait davantage ressentir. « J’ai vécu de nombreuses années dans le 19e arrondissement de Paris, un quartier populaire » raconte Seriba, 31 ans, un agent de sécurité incendie. « Je suis un homme, mais je ne supportais plus l’atmosphère peu sécurisante » dit-il. « Je suis finalement parti vivre à Vitry-sur-Seine, qui est aussi une ville de banlieue, mais où j’ai pu retrouver la sérénité, même quand je rentre tard » déclare Seriba. En attendant des solutions de la part du gouvernement, beaucoup de jeunes revendiquent leur droit à une vie décente, sans oublier leur droit de vivre dans un lieu où le confort n’est pas rudimentaire. Sans réponses favorables, ils décident donc par eux-mêmes d’aller s’installer dans un lieu de vie plus propice à leur intégration.

Tenter sa chance ailleurs… Il est vrai qu’il n’est pas facile de se construire quand on a entre 25 et 35 ans et qu’on veut quitter son quartier pour un autre habitat où souvent la majorité de la population est socialement et culturellement différente. La disparité de leurs revenus et le chômage dont ils souffrent limitent considérablement la recherche de ces jeunes pour trouver des logements dans des quartiers aisés. Pourtant quelques-uns tentent cette aventure dès que leurs conditions professionnelles le leur permettent. « Je viens de m’installer tout récemment dans un immeuble neuf, à Meudon, dans les Hauts-de-Seine » témoigne ainsi Wilfried, 30 ans, informaticien. « Je vivais auparavant dans le 93, chez mes parents » précise-t-il. Pour Wilfried, « ici tout est différent, les gens ne font pas attention à vous ». « Ce qui m’a le plus frappé, c’est que d’une banlieue à l’autre, la population ethnique est complètement différente », ajoute l’informaticien. Une chose est sûre : les jeunes Français issus de la diversité n’acceptent plus d’être parqués dans certaines zones de relégation et entendent bien prendre leur destin en main.

La nouvelle mise en ligne de CV vidéos pour combattre les discriminations, souvent liées à la domiciliation en banlieue, illustre la préoccupation des jeunes issus de l’immigration, de plus en plus nombreux à changer d’habitat. Précarité, chômage ou dégradation des lieux, les causes de leur départ sont marquées par leur besoin de mener une autre vie.

Changer d’adresse pour changer de vie n’est plus exceptionnel chez les jeunes issus de l’immigration. Les enfants des populations migrantes arrivées dans les années soixante-dix et quatre-vingt, commencent en effet à quitter progressivement les quartiers populaires. « C’est dans l’ordre des choses des dynamiques migratoires et sociales » explique à ce propos Pierre Vermeren, historien du Maghreb contemporain. « Partout les migrants de l’exode rural s’installent dans des quartiers périphériques et une fois leur insertion professionnelle réussie, ils se déplacent vers des quartiers moins populaires », indique-t-il. Si vouloir vivre dans des quartiers plus « bobo » est une aspiration bien ordinaire en France et même en Europe, c’est que la stigmatisation sociale se double souvent d’une stigmatisation ethnique. Habiter dans un quartier défavorisé est un marqueur social négatif. Depuis vingt ans la dégradation matérielle, sociale et sécuritaire de certaines zones d’habitation en banlieue est une réalité. D’ailleurs, de nombreux quartiers sont devenus de véritables ghettos. Dès lors l’envie de partir se fait davantage ressentir. « J’ai vécu de nombreuses années dans le 19e arrondissement de Paris, un quartier populaire » raconte Seriba, 31 ans, un agent de sécurité incendie. « Je suis un homme, mais je ne supportais plus l’atmosphère peu sécurisante » dit-il. « Je suis finalement parti vivre à Vitry-sur-Seine, qui est aussi une ville de banlieue, mais où j’ai pu retrouver la sérénité, même quand je rentre tard » déclare Seriba. En attendant des solutions de la part du gouvernement, beaucoup de jeunes revendiquent leur droit à une vie décente, sans oublier leur droit de vivre dans un lieu où le confort n’est pas rudimentaire. Sans réponses favorables, ils décident donc par eux-mêmes d’aller s’installer dans un lieu de vie plus propice à leur intégration.

Tenter sa chance ailleurs… Il est vrai qu’il n’est pas facile de se construire quand on a entre 25 et 35 ans et qu’on veut quitter son quartier pour un autre habitat où souvent la majorité de la population est socialement et culturellement différente. La disparité de leurs revenus et le chômage dont ils souffrent limitent considérablement la recherche de ces jeunes pour trouver des logements dans des quartiers aisés. Pourtant quelques-uns tentent cette aventure dès que leurs conditions professionnelles le leur permettent. « Je viens de m’installer tout récemment dans un immeuble neuf, à Meudon, dans les Hauts-de-Seine » témoigne ainsi Wilfried, 30 ans, informaticien. « Je vivais auparavant dans le 93, chez mes parents » précise-t-il. Pour Wilfried, « ici tout est différent, les gens ne font pas attention à vous ». « Ce qui m’a le plus frappé, c’est que d’une banlieue à l’autre, la population ethnique est complètement différente », ajoute l’informaticien. Une chose est sûre : les jeunes Français issus de la diversité n’acceptent plus d’être parqués dans certaines zones de relégation et entendent bien prendre leur destin en main.

Jeudi, Février 16, 2012 - 16:04

Les étudiants Franco-turcs de Lille créent leur réseau

Partis du constat que la communauté des jeunes Franco-turcs de Lille est importante mais morcelée, deux étudiants ont décidé de créer l’association des Etudiants Franco-Turcs de Lille pour les rassembler et permettre l’émergence d’une dynamique de réseau professionnel et scolaire qui leur soit tous profitable.  

Depuis bientôt un an, l’EFTL (Etudiants Franco-Turcs de Lille) tente d’aider les jeunes d’origine turque de la région de Lille dans leurs études et dans leurs premiers pas professionnels. « Aujourd’hui, 75 % de la réussite d’un jeune dépend de son relationnel », affirme Gokhan Adak, le président de l’association. « Avec EFTL, nous cherchons à constituer un réseau d’entraide pour promouvoir la réussite des étudiants et jeunes actifs franco-turcs », ajoute-t-il. Les aides proposées par l’EFTL concernent pour l’instant l’orientation, la recherche de stage et le développement de réseaux professionnels, la rédaction de CV et de lettres de motivation, et des séances de coaching.

Le gratin des Franco-turcs lillois Le 28 janvier, les douze membres actifs de l’association, pour la plupart en fin d’études supérieures, ont organisé le 1er séminaire à la Maison des associations de Roubaix. Il s’agissait de présenter au public les membres actifs de l’association, les objectifs de l’équipe, des activités futures ainsi qu’un court historique de l’immigration des Turcs à travers l’Europe et plus particulièrement en France. Des intervenants d’origine turque ont présenté, tour à tour, leurs parcours universitaires et professionnels, tout en insistant sur l’importance des études supérieures. Parmi eux, M. Deniz Akagul (maître de conférence en économie à l’université de Lille 1), Me Haci Ali Doller (avocat au barreau de Lille), M. Dogan Kaçmaz (ingénieur en informatique), M. Cinar (PDG de Sahinler France) ou encore M. Ibrahim Alçi (président du comité des mosquées de Roubaix). Un nouveau séminaire est prévu pour le 17 mars autour des thématiques de l’orientation et des parrainages.

Partis du constat que la communauté des jeunes Franco-turcs de Lille est importante mais morcelée, deux étudiants ont décidé de créer l’association des Etudiants Franco-Turcs de Lille pour les rassembler et permettre l’émergence d’une dynamique de réseau professionnel et scolaire qui leur soit tous profitable.  

Depuis bientôt un an, l’EFTL (Etudiants Franco-Turcs de Lille) tente d’aider les jeunes d’origine turque de la région de Lille dans leurs études et dans leurs premiers pas professionnels. « Aujourd’hui, 75 % de la réussite d’un jeune dépend de son relationnel », affirme Gokhan Adak, le président de l’association. « Avec EFTL, nous cherchons à constituer un réseau d’entraide pour promouvoir la réussite des étudiants et jeunes actifs franco-turcs », ajoute-t-il. Les aides proposées par l’EFTL concernent pour l’instant l’orientation, la recherche de stage et le développement de réseaux professionnels, la rédaction de CV et de lettres de motivation, et des séances de coaching.

Le gratin des Franco-turcs lillois Le 28 janvier, les douze membres actifs de l’association, pour la plupart en fin d’études supérieures, ont organisé le 1er séminaire à la Maison des associations de Roubaix. Il s’agissait de présenter au public les membres actifs de l’association, les objectifs de l’équipe, des activités futures ainsi qu’un court historique de l’immigration des Turcs à travers l’Europe et plus particulièrement en France. Des intervenants d’origine turque ont présenté, tour à tour, leurs parcours universitaires et professionnels, tout en insistant sur l’importance des études supérieures. Parmi eux, M. Deniz Akagul (maître de conférence en économie à l’université de Lille 1), Me Haci Ali Doller (avocat au barreau de Lille), M. Dogan Kaçmaz (ingénieur en informatique), M. Cinar (PDG de Sahinler France) ou encore M. Ibrahim Alçi (président du comité des mosquées de Roubaix). Un nouveau séminaire est prévu pour le 17 mars autour des thématiques de l’orientation et des parrainages.

Mercredi, Février 15, 2012 - 14:42

Goldman Sachs revoit à la hausse la croissance turque

La banque d’investissement Goldman Sachs a revu à la hausse ses prévisions concernant le taux de croissance pour la Turquie, l’estimant à 2,5 % pour l’année 2012 contre 0,8 % dans ses anciennes prévisions. Le leader de l’activité bancaire mondiale affirme que le rythme de l’activité économique de la Turquie s’est accéléré. Concernant la croissance économique pour l’année 2011, Goldman Sachs a également reconsidéré ses précédentes annonces à la hausse, lesquelles passent ainsi de 8,1 % à 8,5 %. En outre, le taux de croissance anticipé pour l’année 2013 est estimé à 4,5 %, toujours d’après cette analyse. D’après les experts de Goldman Sachs, la Banque centrale turque devrait porter le taux d’intérêt maximum de crédit actuel de 12,5 % à 10 % au cours du second trimestre 2012. Quant au coût de financement, il est estimé autour de 6 à 7 % pour l’année 2012. Goldman Sachs a par ailleurs modifié ses prédictions concernant le taux de change à hauteur de 1,90 TL par dollar, prévoyant que le taux de change dollar/TL sera de 1,75 TL dans les trois mois à venir, de 1,80 TL dans les six mois à venir et de 1,85 TL d’ici un an.

La banque d’investissement Goldman Sachs a revu à la hausse ses prévisions concernant le taux de croissance pour la Turquie, l’estimant à 2,5 % pour l’année 2012 contre 0,8 % dans ses anciennes prévisions. Le leader de l’activité bancaire mondiale affirme que le rythme de l’activité économique de la Turquie s’est accéléré. Concernant la croissance économique pour l’année 2011, Goldman Sachs a également reconsidéré ses précédentes annonces à la hausse, lesquelles passent ainsi de 8,1 % à 8,5 %. En outre, le taux de croissance anticipé pour l’année 2013 est estimé à 4,5 %, toujours d’après cette analyse. D’après les experts de Goldman Sachs, la Banque centrale turque devrait porter le taux d’intérêt maximum de crédit actuel de 12,5 % à 10 % au cours du second trimestre 2012. Quant au coût de financement, il est estimé autour de 6 à 7 % pour l’année 2012. Goldman Sachs a par ailleurs modifié ses prédictions concernant le taux de change à hauteur de 1,90 TL par dollar, prévoyant que le taux de change dollar/TL sera de 1,75 TL dans les trois mois à venir, de 1,80 TL dans les six mois à venir et de 1,85 TL d’ici un an.

Vendredi, Février 10, 2012 - 13:12

Plan Grand froid : le Secours islamique France s’active

Avec l’activation du plan grand froid de niveau 2, le Secours islamique France (SIF) organise 3 à 4 fois par semaine des sorties, appelées maraudes, pour aider les plus défavorisés. Malgré les nombreuses solutions d’hébergements offertes, les personnes sans domiciles fixes ont besoin d’une aide pour passer la nuit. Les bénévoles du SIF arpentent donc le département de la Seine-Saint-Denis à la recherche des personnes les plus démunies qui dorment dans le froid. « L’objectif est d’aider les personnes dans le besoin, et les victimes qui souffrent réellement du froid hivernal », selon le communiqué de presse de l’association. En atteignant des températures inférieur à  -10 degrés la nuit, la vague de froid qui a frappé la France a obligé les associations à multiplier leurs efforts. Pour unir leur force, les associations de la Croix-Rouge et du Samu Social se sont associées au SIF. Cette coordination a permis, non seulement de couvrir plus de terrain lors des maraudes, mais aussi d’ouvrir un centre d’accueil de jour – CAJ – à Massy dans l’Essonne, ou encore un centre d’hébergement d’urgence aux Pavillons-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis.

Avec l’activation du plan grand froid de niveau 2, le Secours islamique France (SIF) organise 3 à 4 fois par semaine des sorties, appelées maraudes, pour aider les plus défavorisés. Malgré les nombreuses solutions d’hébergements offertes, les personnes sans domiciles fixes ont besoin d’une aide pour passer la nuit. Les bénévoles du SIF arpentent donc le département de la Seine-Saint-Denis à la recherche des personnes les plus démunies qui dorment dans le froid. « L’objectif est d’aider les personnes dans le besoin, et les victimes qui souffrent réellement du froid hivernal », selon le communiqué de presse de l’association. En atteignant des températures inférieur à  -10 degrés la nuit, la vague de froid qui a frappé la France a obligé les associations à multiplier leurs efforts. Pour unir leur force, les associations de la Croix-Rouge et du Samu Social se sont associées au SIF. Cette coordination a permis, non seulement de couvrir plus de terrain lors des maraudes, mais aussi d’ouvrir un centre d’accueil de jour – CAJ – à Massy dans l’Essonne, ou encore un centre d’hébergement d’urgence aux Pavillons-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis.