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L'Autorité palestinienne s'est empressée mercredi de couper court à toute récupération de la cause palestinienne, invoquée par l'auteur présumé de la tuerie de Toulouse comme une motivation de ses actes. «Il est temps que ces criminels arrêtent de revendiquer leurs actes terroristes au nom de la Palestine et de prétendre défendre la cause de ses enfants, qui ne demandent qu'une vie décente, pour eux-mêmes et tous les enfants du monde», a affirmé le Premier ministre palestinien Salam Fayyad dans un communiqué. «Ces crimes terroristes sont condamnés dans les termes les plus forts par notre peuple palestinien et ses enfants, dont aucun ne peut accepter des crimes visant des vies innocentes», a ajouté M. Fayyad, en visite à Bruxelles pour une réunion des pays donateurs. Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, ne souhaitait «pas faire de commentaire dans l'immédiat», selon un de ses porte-parole, Sami Abou Zouhri. Le principal suspect de la tuerie dans une école juive de Toulouse, également soupçonné de l'assassinat de trois militaires dans la région, a notamment dit «avoir voulu venger les enfants palestiniens», a affirmé le ministre français de l'Intérieur Claude Guéant. Un homme qui a appelé la chaîne France 24 et s'est présenté comme l'auteur des assassinats les a justifiés par sa volonté de «se venger contre la loi contre le port du voile et aussi pour la participation de la France dans la guerre en Afghanistan et aussi pour protester contre la situation en Palestine», selon la journaliste qui lui a parlé. «L'Autorité palestinienne doit condamner ces actes et s'opposer fermement et clairement à l'exploitation du nom de la Palestine par des parties dont les buts et le programme diffèrent totalement des aspirations du peuple palestinien», a expliqué à l'AFP l'analyste politique palestinien Abdelmajid Souilem. Les principaux mouvements palestiniens, y compris islamistes, s'efforcent depuis des années de garder leurs distances avec Al-Qaïda, dont le djihadisme mondialisé se démarque de leur lutte nationale centrée sur le conflit avec Israël. Le Hamas a ainsi réprimé à plusieurs reprises les petits groupes salafistes de Gaza se revendiquant de l'idéologie d'Al-Qaïda.

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Edito

10/15/2014 - 23:33

Pendant longtemps, le mouvement Hizmet a été décrit dans la presse française comme «un État dans l’État», «fortement infiltré au sein de la justice

10/09/2014 - 17:42

C'est le cas de le dire : lorsque le Moyen-Orient éternue, c'est la Turquie qui s'enrhume. 

10/02/2014 - 10:12

Chaque année, la même question se pose.

09/24/2014 - 16:51
Aucun groupe terroriste ne mérite davantage d'être promis à la destruction que ces barbares génocidaires.
09/18/2014 - 11:58

Le gouvernement a présenté lundi 15 septembre son projet de loi pour renforcer les dispositifs juridiques dans la lutte que mène

09/10/2014 - 22:43

On a beau déplorer la perte de vitesse de la langue turque en France, il reste qu'on doit faire face à un problème autrement plu

09/04/2014 - 14:39

Ainsi soit-il.

08/27/2014 - 15:21

Chef de l'Etat, chef de l'exécutif, chef de parti, chef des armées.

08/22/2014 - 12:41

La manière dont la dernière polémique autour des propos de Nadine Morano s'offusquant qu'une femme

08/14/2014 - 13:48

Pour la première fois, le chef de l’État turc a été élu au suffrage universel direct.

07/24/2014 - 14:42

Ces derniers jours, la tension semble être montée d'un cran.

Alors que tout le monde parle de la candidature de Nicolas Sarkozy, la question qui se pose est celle du type de campagne qu’il mènera. Les dernières sorties de ses ministres semblent annoncer un scénario proche de 2007 : donner des gages à l’électorat du FN. Mais face à cette offensive de l’UMP, Marine Le Pen a déjà préparé la riposte en amorçant une dédiabolisation de son parti autour d’un discours laïc ciblé sur l’islam.

A moins de 70 jours du premier tour de l’élection présidentielle, l’UMP a repris du poil de la bête. Les dernières déclarations de Claude Guéant sur l’inégalité des civilisations qui « ne se valent pas » et le durcissement de la politique anti-immigrés souhaitée par Sarkozy annoncent déjà la couleur : rééditer le coup de maître de 2007 en raflant le vote FN. Mais une telle stratégie est-elle encore possible après cinq années d’un mandat au bout duquel beaucoup d’électeurs FN se sont sentis floués par le président Sarkozy ? Pour Sylvain Crépon, sociologue spécialisé sur l’extrême droite et auteur de La nouvelle extrême droite. Enquête sur les jeunes militants du Front national (L’Harmattan), la réalité électorale reprendra le dessus sur les vieilles rancunes du FN à l’égard de l’UMP. « On s’achemine vers un deuxième tour droite/gauche [...] A partir de là, l’électorat FN va très peu voter pour le candidat Hollande », dit-il, observant qu’il y a « des militants de droite ralliés au FN qui vont voter Sarkozy, même la mort dans l’âme, car pour eux ce sera tout sauf la gauche ». « Ils le feront d’autant plus que Sarkozy leur donnera des gages » notamment en direction de ce que les politologues appellent « l’électorat de la boutique » (les petits commerçants, les artisans). Un avis que ne partage pas tout à fait Elyamine Settoul, doctorant et professeur de sociologie et des sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Paris.

Se démarquer du père M. Settoul considère que cette stratégie de captation du vote FN est « vouée à l’échec ». S’il s’accorde à penser que le report des voix du Front national se fera en faveur de l’UMP grâce aux thématiques communes de la sécurité ou l’immigration, Elyamine Settoul estime néanmoins qu’« en braconnant sur les terres du FN, ce parti [UMP] fait un grand écart très risqué », car « ses militants les plus républicains ne s’identifient plus à ce discours “FN light” ». Quant aux autres, « ils peuvent s’interroger pour savoir si l’original ne vaudrait pas mieux que la copie », ajoute le politologue. Mais le FN ne compte pas en rester là. Face aux manoeuvres de récupération électorale de l’UMP, Marine Le Pen a déjà mis en place, depuis sa prise de pouvoir au FN, une nouvelle stratégie de dédiabolisation de son parti orientée autour de deux axes. « Se démarquer des provocations de son père sur la Shoah et essayer d’avoir des contacts avec la communauté juive de France », explique Sylvain Crépon. Cette stratégie marcherait mieux à l’étranger. « On a vu que Marine Le Pen a été reçue par l’ambassadeur israélien à l’ONU, Ron Prosor, et que Louis Aliot, le numéro deux du parti est allé en Israël et dans les colonies », même si en France « des ponts peuvent être faits avec les réseaux juifs de l’OAS » (L’Organisation armée secrète, partisane de l’Algérie française).

Une dédiabolisation républicaine L’autre axe est le combat contre l’islam, « cible préférée » du FN, au nom de la République. Une innovation majeure pour le parti d’extrême droite. « Historiquement, le Front national est sans doute le parti le plus anti-laïc en France », confirme M. Crépon. « La nouveauté de Marine Le Pen, c’est de se vouloir le défenseur de la laïcité en disant que les musulmans ne la respectent pas » et donc « qu’il y a incompatibilité entre l’islam et la laïcité », analyse le sociologue. Au-delà du fait que ce discours contredit toutes les enquêtes sérieuses faites sur le sujet, il permet de « justifier la xénophobie avec des arguments démocratiques ». « Marine Le Pen a compris qu’arriver au pouvoir passerait par des alliances avec la droite, donc elle veut enfoncer le cordon sanitaire en donnant des gages démocratiques », confirme Sylvain Crépon. Changer de discours et d’image, une vieille recette d’experts en communication qui, là encore, atteste de la volonté de la leader frontiste de normaliser sa présence sur l’échiquier politique. « C’est une stratégie de communication destinée à rendre respectable un parti xénophobe », considère Elyamine Settoul, citant « les récentes directives du FN d’exclure les skinheads » du mouvement, « pour séduire “monsieur tout le monde” », ajoute-t-il.

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